Ce contretemps intervient alors que la campagne électorale devait s’ouvrir le 10 octobre pour les élections municipales et régionales partielles.
Le processus électoral connaît un nouveau contretemps. Dans un communiqué publié le 9 octobre, l’Autorité nationale des élections a annoncé le report des élections résiduelles, initialement fixées au 25 octobre. Signé par son président, Mathias Barthélemy Morouba, le document met en avant les contraintes financières qui compromettent la poursuite des préparatifs électoraux.
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Selon l’institution, les ressources financières indispensables à l’organisation du scrutin n’ont toujours pas été décaissées. Une situation qui empêche l’ANE d’engager plusieurs dépenses essentielles au bon déroulement des opérations électorales.
Parmi les difficultés évoquées figurent notamment l’impossibilité de conclure des contrats avec les fournisseurs chargés de l’impression des bulletins de vote et des autres documents électoraux. Le déploiement des équipes ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires sur le terrain sont également compromis.
Face à ces obstacles, l’institution estime que les conditions matérielles et financières ne sont pas réunies pour maintenir la date du 25 octobre. Elle a donc décidé de reporter le scrutin, sans annoncer de nouvelle échéance pour le moment.
Ce report intervient alors que les préparatifs étaient engagés pour plusieurs consultations électorales. Le calendrier initial prévoyait, du 10 au 23 octobre, la campagne des élections municipales et régionales partielles. Pour le second tour des législatives partielles, la campagne devait se dérouler du 17 au 23 octobre.
L’annonce du report bouleverse ainsi le calendrier établi et contraint les différents acteurs à attendre de nouvelles orientations. Pour les candidats et les formations politiques concernés, cette décision suspend les échéances électorales prévues, tandis que les électeurs devront patienter avant de connaître la nouvelle date du scrutin.
Pour sortir de cette impasse, l’Autorité nationale des élections a saisi le gouvernement afin qu’une réunion urgente du groupe de travail chargé du financement des élections soit organisée.
Cette rencontre devrait permettre d’examiner les difficultés budgétaires, de définir un calendrier précis de décaissement des fonds et de réviser le chronogramme électoral. L’objectif est de réunir les conditions nécessaires à la reprise des préparatifs et à la fixation d’une nouvelle date pour les élections résiduelles.
En attendant l’issue de ces discussions, aucune nouvelle date n’a été annoncée. La tenue de ces scrutins dépendra désormais de la disponibilité des ressources financières et de la capacité de l’institution à reprendre les opérations préparatoires dans des délais compatibles avec les exigences électorales.




