Ils se sont réunis en collectif depuis plusieurs mois pour dénoncer les « promesses non tenues » de la part des autorités.
Le collectif des prestataires en matériels et équipements de bureau (CP-MEC) réclame à l’État le paiement de leurs créances accumulées depuis plusieurs années. Selon leurs estimations, le montant total dû avoisinerait les trois milliards de francs CFA. Un retard qui, selon eux, met aujourd’hui en péril la survie même de leurs entreprises.
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Réunis au sein d’un collectif depuis plusieurs mois, ces jeunes opérateurs économiques dénoncent ce qu’ils qualifient de « promesses non tenues » de la part des autorités. D’après leur secrétaire général, Jean Louis Kamango, malgré de multiples démarches administratives, aucune suite concrète n’a été donnée.
« Nous livrons à l’État des fournitures de bureau. Mais lorsqu’il s’agit de payer les factures, le problème commence. Deux requêtes ont été adressées depuis le début de l’année à la Présidence, à la Primature et au ministère des Finances, sans réponse. Pourtant, c’est grâce à cette activité que nous faisons vivre nos familles », déplore-t-il.
En difficulté financière, ces entrepreneurs n’arrivent plus à renouveler leurs stocks ni à honorer leurs engagements auprès des banques de la place, auprès desquelles ils ont contracté des prêts pour répondre aux commandes de l’administration.
« Nos activités sont au ralenti. Nous ne pouvons plus payer nos employés, ni assurer le fonctionnement de nos entreprises. La situation devient intenable. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser une manifestation pacifique devant le ministère des Finances afin d’exiger le règlement de nos créances, accumulées depuis plus de trois ans », poursuit Jean Louis Kamango.
Le CP-MEC appelle le gouvernement à ouvrir d’urgence un cadre de dialogue afin de trouver une issue favorable à cette crise financière qui, selon eux, menace des centaines d’emplois. Pour l’heure, le ministère concerné n’a apporté aucune réponse à leurs inquiétudes.



