Société




RCA-Bocaranga : la population salue le désarmement des ex-combattants 3R

Dans l’Ouham-Pendé, les habitants de Bocaranga accueillent avec soulagement le désarmement partiel des éléments du groupe armé 3R. Une étape…

Dans l’Ouham-Pendé, les habitants de Bocaranga accueillent avec soulagement le désarmement partiel des éléments du groupe armé 3R. Une étape cruciale vers la paix, selon les autorités et la société civile, qui appellent à une prise en charge durable des ex-combattants.

 

La ville de Bocaranga respire enfin un peu de tranquillité. Le désarmement récent d’une partie des combattants du groupe armé 3R à Degaulle, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, a suscité un vent d’espoir au sein des populations longtemps victimes de violences. Dans cette région marquée par des années d’exactions, l’initiative est perçue comme un pas important vers la paix durable.

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Pour Pauline Mbeane, présidente de l’association locale Ndo Ka Ndo, cette avancée mérite d’être consolidée par des actions concrètes.

« Je demande au gouvernement, notamment au ministre de la sécurité, de bien s’occuper de ces gens. Il faut les former à créer des activités génératrices de revenus pour leur permettre de bien gérer leur ménage et d’oublier ce qu’ils ont fait dans le passé », plaide-t-elle.

Même tonalité du côté de Jonas Kozingmi, conducteur de mototaxi. Pour lui, cette opération contribue à rétablir la liberté de mouvement dans la zone.

« Avant, nous circulions avec la peur au ventre. Désormais, on peut se déplacer plus facilement pour vaquer à nos occupations. Mais chaque partie doit respecter ses engagements », insiste-t-il.

Les autorités locales, elles, affichent leur optimisme. Le sous-préfet de Bocaranga, Crépin Bonaventure Kossamou Kongo-Voulou, se dit confiant dans la solidité de l’accord signé.

« Pour ma part, je pense que cet accord semble être, pour la première fois, un accord sûr et crédible. C’est sur cette entente que toute la population peut aujourd’hui compter, non seulement à Bocaranga et Koui mais dans toute la région du Yadé », affirme-t-il.

Une région meurtrie mais pleine d’espoir

Entre 2018 et 2025, les localités de Bocaranga et Koui ont durement souffert des violences perpétrées par les 3R. L’accord de paix signé le 19 avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R et UPC semble offrir un nouveau souffle. Les populations, tout en restant prudentes, espèrent désormais une relance des activités économiques et un retour progressif à la stabilité.


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