L’incident, sur l’axe Amdafock, ravive les inquiétudes sécuritaires dans cette zone frontalière du nord-est de la Centrafrique.
Une attaque armée survenue le 4 janvier au village de Matala, dans la périphérie de Birao, a coûté la vie à au moins deux personnes. Selon des sources locales concordantes, des hommes lourdement armés ont pris pour cible le village de Matala dans la journée du 4 janvier. Le bilan provisoire fait état d’au moins deux morts, tandis que plusieurs habitants auraient fui leurs domiciles par crainte de nouvelles violences. Les assaillants se seraient repliés après l’attaque, laissant derrière eux un climat de peur et de désolation.
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Des témoins affirment que les auteurs de l’attaque seraient venus du Soudan voisin, hypothèse qui, si elle se confirme, souligne une fois de plus la porosité des frontières et la complexité des dynamiques sécuritaires dans cette région. À ce stade, aucune communication officielle n’a permis de confirmer l’identité des assaillants ni les circonstances exactes de l’attaque.
Dans la localité de Birao et ses environs, l’émotion est vive. Des voix s’élèvent pour appeler les autorités à agir rapidement afin d’éviter une escalade de la violence. « Nous vivons dans l’angoisse permanente. Il faut renforcer le dispositif sécuritaire pour protéger les populations civiles », confie un habitant joint par téléphone.
L’axe Birao-Amdafock, stratégique et sensible, a déjà été le théâtre d’incidents sécuritaires par le passé. Les populations locales dénoncent une présence insuffisante des forces de défense et de sécurité, malgré les alertes répétées. Elles demandent notamment le déploiement de patrouilles régulières et une meilleure surveillance des zones frontalières.
En attendant une réaction officielle du gouvernement, les autorités locales s’emploieraient à évaluer la situation et à rassurer les habitants. Mais sur le terrain, la peur demeure. Pour les populations de Matala et des villages environnants, la priorité reste la sécurité et la fin des attaques qui endeuillent régulièrement cette partie du pays.




