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La Mauritanie qualifie d' »injustifié » le retrait du Mali du groupe du Sahel

 Le gouvernement mauritanien a qualifié mercredi d'"injustifié" le retrait du Mali du groupe des cinq pays du Sahel (G5), estimant…

 Le gouvernement mauritanien a qualifié mercredi d' »injustifié » le retrait du Mali du groupe des cinq pays du Sahel (G5), estimant que cette décision malienne affecterait la situation sécuritaire dans la région. »Ce n’est un secret pour personne que lorsque le groupe des pays du Sahel a été créé, les problématiques majeures qui se dressaient devant le groupe, se trouvaient dans l’Etat du Mali », a déclaré le ministre mauritanien de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, porte- parole du gouvernement, Mohamed Melainine Ould Eyih, lors de la conférence de presse hebdomadaire tenue à l’issue du Conseil des ministres.

Selon lui, la Mauritanie mettra tout en œuvre pour que le G5 Sahel surmonte les obstacles qui se dressent devant lui, en coopération avec d’autres partenaires, soulignant que Nouakchott reste toujours attachée à l’importance du G5 et de ses dimensions militaires et de développement.

Dimanche dernier, le Mali a annoncé son retrait du G5 Sahel et de sa force militaire de lutte contre le terrorisme, pour protester contre le refus qui lui est opposé d’assurer la présidence de cette organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina et le Niger.

« Le gouvernement du Mali décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe » de lutte contre le terrorisme, indiquait un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères.

Le porte-parole du gouvernement a déclaré que la Mauritanie mettra tout en œuvre pour que le G5 Sahel surmonte les obstacles qui se dressent devant lui, en coopération avec d’autres partenaires du groupe.

Dans le même contexte, le président nigérien, Mohamed Bazoum a estimé que la force conjointe des pays du G5 qui combat les groupes armés en Afrique de l’Ouest « est morte » après que le Mali ait annoncé son retrait.

Dans une interview au journal français La Croix, publiée ce mercredi, le chef de l’Etat du Niger a relevé que « l’isolement de Bamako en Afrique de l’Ouest est une mauvaise chose pour toute la sous-région… Le G5 Sahel est mort », ajoutant que « si ce pays était dans une situation normale, nous serions en mesure de développer notre coopération en relation avec Barkhane. »


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