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La Banque mondiale débloque 160 milliards de F pour l’Afrique centrale et l’Ouest

Cet argent est destiné à renforcer durablement les systèmes de santé dans plusieurs pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.…

Cet argent est destiné à renforcer durablement les systèmes de santé dans plusieurs pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.

 

La Banque mondiale a approuvé un financement d’un montant avoisinant 160 milliards de francs CFA destiné à renforcer durablement les systèmes de santé dans plusieurs pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Ce programme régional ambitieux concerne notamment le Cameroun, la République du Congo, le Tchad et la République centrafricaine. L’objectif : améliorer la préparation sanitaire, la qualité des soins et la capacité des États à répondre efficacement aux crises sanitaires.

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Selon le Dr Innocent Nukuri, spécialiste en santé à la Banque mondiale, cette initiative intervient dans un contexte marqué par la résurgence d’épidémies et la fragilité des infrastructures médicales dans la région. « L’un des enjeux majeurs est d’aider les pays à anticiper et à gérer les urgences sanitaires, tout en renforçant la prestation des services de santé primaires », souligne-t-il.

Le financement permettra d’investir dans plusieurs domaines stratégiques, parmi lesquels : le renforcement des laboratoires nationaux et régionaux ; l’amélioration de la surveillance épidémiologique ; la formation du personnel médical ; l’acquisition d’équipements et de technologies de pointe ; le développement de mécanismes d’alerte et de réponse rapide.

Pour le Dr Nukuri, la dimension régionale est essentielle : « Les épidémies ne connaissent pas de frontières. En mutualisant les efforts et les ressources, nous pouvons réduire les risques de propagation et soutenir des systèmes plus robustes ».

Au-delà de la réponse aux urgences sanitaires, ce programme devrait contribuer à améliorer l’accès aux soins, la prise en charge des maladies courantes et la résilience des communautés. Les investissements prévus permettront également d’appuyer les politiques de santé publique et de moderniser les infrastructures médicales, souvent vieillissantes ou insuffisantes dans certains pays.

La Banque mondiale insiste sur la nécessité d’une mise en œuvre coordonnée entre les États bénéficiaires. « La collaboration régionale est un levier indispensable pour garantir l’efficacité de l’action sanitaire. Ce financement vient soutenir une vision à long terme où les systèmes de santé africains deviennent plus solides, plus inclusifs et plus réactifs », explique le spécialiste.


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