Ouvert le 16 juin devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui, le procès dans l’affaire dite « Bossembélé » a connu une première suspension après les audiences inaugurales.
Au cœur de cette procédure judiciaire figure l’ancien président centrafricain François Bozizé, poursuivi pour des faits présumés de crimes contre l’humanité commis entre 2009 et 2013. Installé en exil en Guinée-Bissau, l’ex-chef de l’État est jugé par contumace, conformément aux dispositions applicables devant la juridiction spéciale.
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L’affaire dite « Bossembélé » porte sur des exactions présumées attribuées à des membres des forces de sécurité de l’époque dans plusieurs localités, notamment Bangui, Bossembélé et Bouar. Les accusations évoquées au cours de l’instruction comprennent notamment des meurtres, des actes de torture, des disparitions forcées ainsi que des violences sexuelles.
Dès l’ouverture des audiences, la Cour a procédé à la lecture des charges et à l’examen de premières requêtes soulevées par la défense. Malgré plusieurs objections juridiques formulées par les avocats des accusés, la Chambre d’assises a décidé de poursuivre la procédure.
Ce procès est considéré comme l’un des plus sensibles jamais examinés par la Cour pénale spéciale, juridiction hybride créée avec l’appui des Nations unies pour juger les crimes les plus graves commis sur le territoire centrafricain. Pour de nombreuses victimes et organisations de défense des droits humains, cette affaire représente un test majeur pour la crédibilité de la justice et la reconnaissance des souffrances endurées.
Alors que l’attention reste tournée vers la reprise des audiences prévue jeudi prochain, l’affaire continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique centrafricaine, entre attentes de justice, exigences de vérité et respect des droits de la défense.




