Le ministère du Commerce a lancé depuis le 17 novembre 2025, une campagne de contrôle baptisée « Tonnerre ».
Alors que les prix des denrées alimentaires connaissent une hausse inhabituelle dans les marchés de Bangui, dans le sillage de la crise post-électorale au Cameroun, le ministère du Commerce a lancé depuis le 17 novembre une vaste campagne de contrôle. Baptisée « Tonnerre », l’opération vise non seulement à réguler les prix, mais aussi à vérifier la qualité des produits vendus dans la capitale.
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Au marché Mamadou Mbaïki, dans le 3ᵉ arrondissement, une première équipe de contrôleurs a inspecté trois magasins. Les agents ont passé au crible les prix, la conformité des produits ainsi que les documents administratifs des commerçants.
« Parmi les trois magasins visités, un seul est en règle, avec tous les documents requis et un marquage clair des prix. En revanche, les deux autres n’ont présenté aucun document et affichent une tendance à l’augmentation des prix », a déploré Jaëlle Kanimbia, adjointe au chef de mission.
Si certains commerçants profitent du contexte pour revoir leurs tarifs à la hausse, d’autres affirment rester fidèles aux mesures gouvernementales. Parmi les nombreux acheteurs du jour, certains se disent rassurés par cette initiative.
L’opération « Tonnerre » ne se limite pas aux étiquettes et aux factures. Les équipes ont également découvert des produits avariés, immédiatement saisis, ainsi que des conditions d’hygiène préoccupantes dans certaines structures.
Valentin Mada, chef de mission, décrit une situation alarmante dans une boulangerie visitée :
« Le constat est amer. La douche se trouve dans la même pièce que la boulangerie. Les employés n’ont ni casques ni gants, et leurs certificats médicaux sont expirés. Comment ne pas douter de l’état de santé de ceux qui nous fournissent le pain que nous consommons ? »
Cette opération de quatre jours intervient dans un contexte de forte tension sur les marchés centrafricains, quelques jours seulement après les journées « ville morte » lancées par Issa Tchiroma Bakary, candidat malheureux à la présidentielle camerounaise. Les perturbations commerciales qui en ont découlé ont accentué l’inquiétude des consommateurs.



