Depuis plusieurs semaines, la ville fait face à une pénurie persistante de carburant, entraînant une hausse sensible des prix sur le marché local.
Le litre d’essence, qui se vendait encore à 1.000 FCFA, s’échange désormais à 1.200 FCFA, voire davantage dans certains quartiers. Une augmentation qui pèse lourdement sur le quotidien des habitants, notamment les conducteurs de mototaxis, les transporteurs et les petits commerçants, dont les activités dépendent étroitement du carburant.
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Selon des grossistes locaux, cette situation s’explique par les difficultés d’approvisionnement observées ces dernières semaines. Les produits pétroliers acheminés vers Paoua transitent principalement par le TChad et le Cameroun, deux axes stratégiques pour l’importation dans la région. Or, la hausse des prix à l’international, conjuguée aux contraintes logistiques et aux tracasseries sur les corridors, ralentit l’acheminement et renchérit les coûts.
Dans les stations-service, les files d’attente s’allongent lorsque du carburant est disponible. Certains usagers parcourent plusieurs kilomètres dans l’espoir de s’approvisionner, tandis que d’autres se tournent vers le marché parallèle, où les prix sont encore plus élevés.
Cette flambée du carburant a des répercussions en chaîne : augmentation des tarifs de transport, hausse des prix des denrées de première nécessité et ralentissement de certaines activités économiques. Pour de nombreux ménages déjà fragilisés, la situation devient préoccupante.
Face à cette crise, les habitants appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de stabiliser l’approvisionnement et contenir la spéculation. En attendant, à Paoua, l’essence est devenue un produit précieux, symbole des tensions économiques qui traversent la région.




