La Direction générale de la police nationale a annoncé l’ouverture de plusieurs enquêtes visant à identifier les auteurs de publications considérées comme subversives sur les réseaux sociaux.
Cette décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel diffusé le 7 juin à Bangui. Dans ce document, les autorités policières ciblent particulièrement deux pages Facebook dénommées « Mon Choux Quentin » et une autre attribuée à « Abdoulkader Legos ». Les faits reprochés à leurs administrateurs portent notamment sur des accusations de diffamation, d’outrage, de dénigrement ainsi que d’atteinte à l’honneur des plus hautes personnalités de la République et des institutions de l’État.
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Selon la Direction générale de la police, les investigations engagées auraient déjà permis d’obtenir des résultats significatifs. Les enquêteurs affirment avoir identifié et localisé l’administrateur des deux comptes sur le territoire français. Cette avancée marque une étape importante dans le processus de recherche des personnes impliquées dans cette affaire.
Par ailleurs, les autorités indiquent qu’une seconde enquête a été ouverte afin d’identifier les éventuels coauteurs, complices ou relais ayant contribué à la diffusion des contenus incriminés. L’objectif affiché est de déterminer l’ensemble des responsabilités et de traduire les personnes concernées devant les juridictions compétentes.
Dans son communiqué, la police nationale annonce également son intention de saisir officiellement le groupe Meta, propriétaire des plateformes Facebook, WhatsApp, Instagram et Threads. Un courrier devrait être adressé dans les prochains jours aux responsables de l’entreprise afin de solliciter leur coopération dans le cadre de cette procédure. Les autorités centrafricaines estiment que cette démarche s’inscrit dans le respect des règles internationales régissant l’utilisation des réseaux sociaux et la lutte contre les contenus considérés comme illicites.




