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RCA-affaire Guen : Edmond Béïna rejette toute appartenance aux Antibalaka

Le procès de l’« affaire Guen » se poursuit devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui.   Lors de…

Le procès de l’« affaire Guen » se poursuit devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui.

 

Lors de l’audience du 2 juin, les débats ont été marqués par l’interrogatoire d’Edmond Béïna, présenté par l’accusation comme un chef de groupe Antibalaka ayant quitté Tédoua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, pour combattre les éléments de l’ex-Séléka installés à Guen.

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Face aux juges, l’accusé a fermement rejeté les faits qui lui sont reprochés, allant jusqu’à nier toute appartenance au mouvement Antibalaka. Interrogé sur les circonstances de son arrivée à Guen, Edmond Béïna a expliqué qu’il s’y était rendu pour rejoindre sa seconde épouse et son enfant. Une version qui contraste avec ses précédentes déclarations recueillies lors de l’instruction.

Selon les procès-verbaux versés au dossier, l’accusé avait auparavant affirmé avoir répondu à l’appel d’un certain Jeudi, présenté comme responsable d’un groupe Antibalaka engagé dans des opérations contre les combattants Séléka présents dans la région. Devant la Cour, il a toutefois reconnu que des éléments Antibalaka étaient déjà actifs dans la zone avant son arrivée.

Les magistrats se sont également penchés sur les moyens logistiques et l’organisation du mouvement. Edmond Béïna a soutenu avoir effectué seul le déplacement à pied, muni uniquement d’une arme artisanale. Il a assuré ignorer tout de la structure des groupes Antibalaka, de leurs bases opérationnelles ainsi que de leurs sources de financement.

Là encore, ses déclarations actuelles diffèrent de celles faites au cours de l’enquête. Il avait alors évoqué l’existence d’une base installée chez Bangara et affirmé que Paul, chef de groupement, collectait des contributions auprès des populations locales afin d’acheter des munitions.

La question de la « vaccination mystique » des combattants, pratique souvent associée aux groupes armés d’autodéfense, a également été abordée. Alors que ses précédentes auditions mentionnaient que les combattants étaient vaccinés par François Boybanda, l’accusé a déclaré devant les juges ne rien connaître de ces pratiques. Il a précisé n’avoir jamais bénéficié d’une telle protection et ne connaître aucun marabout lié au groupe.

Revenant sur son arrestation, Edmond Béïna a indiqué avoir été interpellé par la police centrafricaine alors qu’il effectuait des courses au marché de Tédoua.

Après plusieurs heures d’échanges, l’audience a été suspendue. Les débats reprendront le 4 juin avec la poursuite de l’interrogatoire du présumé chef Antibalaka, dont les déclarations contradictoires continuent d’alimenter les discussions devant la Cour pénale spéciale.


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