Politique › Sécurité

Centrafrique: combats entre groupes armés dans le Nord-Est

Des combats ont opposé dimanche dans l’extrême nord-est de la Centrafrique deux groupes armés signataires de l’accord de paix conclu début février avec le gouvernement, a annoncé à l’AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Ces affrontements ont eu lieu dans la ville de Birao. Ils ont opposé des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Dimanche soir, il n’a pas été possible de confirmer si les combats avaient fait des victimes.

Plus de 1.000 déplacés se sont réfugiés aux alentours de la base de la Minusca à Birao. Les casques bleus ont effectué des patrouilles dans la ville pour sécuriser les populations civiles, selon la Minusca.

«La situation est désormais calme», a déclaré à l’AFP Abdoulaye Hissène, le chef militaire du FPRC. Une accalmie confirmée par son homologue du MLCJ, Ali Abderamane. Mais sur place le climat reste tendu, selon plusieurs sources humanitaires. Elles s’inquiètent d’une nouvelle flambée de violences, alors que les deux groupes armés se font toujours face dans la ville.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition promusulmane (l’ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices prochrétiennes autoproclamées d’«autodéfense» (antibalaka). Le pays connaît une relative accalmie depuis la signature d’un accord de paix le 6 février dernier entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement centrafricain. Les populations sont toutefois toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

Le MLCJ et le FPRC, tous deux issus de l’ex-Séleka, s’étaient déjà affrontés le 14 juillet dans le village d’Am-Dafock, situé à la frontière du Soudan, à 60 km de Birao. Un affrontement provoqué par l’arraisonnement d’une cargaison d’armes appartenant au MLCJ par des éléments du FPRC, qui avait causé la mort de huit miliciens: quatre dans chaque groupe.




Commentaire

Zapping Actu International
À LA UNE
Polls

Des chefs rebelles nommés "conseillers militaires". Une Bonne decision ?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut