Face à la recrudescence des conflits liés à la transhumance dans la sous-région, le Tchad et la République centrafricaine (RCA) ont tenu, fin mars, une rencontre bilatérale à Goré, dans le sud du Tchad.
La rencontre bilatérale avait pour objectif de trouver des solutions concertées et durables à la transhumance dite « violente », source récurrente d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs le long des frontières. Autour de la table, autorités administratives, responsables sécuritaires et représentants locaux des deux pays.
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Dans le dossier du jour, le gouverneur de la région de Yadé, Barthélemy Wilikon, est revenu sur les principales résolutions adoptées à l’issue des travaux. Selon lui, les deux parties ont convenu de renforcer les mécanismes d’alerte précoce et de communication entre les autorités locales frontalières, afin d’anticiper les tensions et d’intervenir rapidement en cas d’incident.
Parmi les décisions majeures figure également la redynamisation des comités mixtes de gestion de la transhumance, chargés de veiller au respect des couloirs de passage et des calendriers établis. « Il s’agit de restaurer l’autorité de l’État et de faire respecter les textes en vigueur », a souligné le gouverneur, insistant sur la nécessité d’une application stricte des accords existants.
Les deux pays ont en outre réaffirmé leur volonté de lutter contre la circulation illégale d’armes légères, souvent à l’origine de l’escalade des violences lors des différends agro-pastoraux. Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation des éleveurs et des agriculteurs, afin de promouvoir la cohabitation pacifique et le règlement à l’amiable des litiges.
Pour les autorités centrafricaines, cette rencontre marque une étape importante vers une meilleure sécurisation des zones frontalières, notamment dans les régions du nord-ouest du pays régulièrement affectées par les mouvements transhumants en provenance du Tchad.




