Dans un entretien accordé à radiondekeluka, le secrétaire général de l’Université de Bangui revient sur les accusations de pratiques frauduleuses portées contre lui la semaine dernière par le vice-coordonnateur de la Coordination nationale des étudiants centrafricains (CNECA).
À l’origine de la polémique, des déclarations publiques du responsable étudiant mettant en cause la gestion administrative sur le campus universitaire. Il évoquait notamment des irrégularités présumées dans certaines procédures internes, sans toutefois apporter de preuves formelles à l’appui de ses affirmations.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Face à ces accusations, Dr Bertrand Kenguetona se veut catégorique. « Ces allégations sont infondées et portent atteinte à mon intégrité ainsi qu’à l’image de l’institution », affirme-t-il. Le secrétaire général assure que toutes les procédures administratives sont menées dans le strict respect des textes réglementaires en vigueur et sous le contrôle des instances compétentes.
Il rappelle que l’Université de Bangui s’inscrit dans une dynamique de réforme et de modernisation de sa gouvernance. « Nous avons engagé plusieurs initiatives pour renforcer la transparence et améliorer la qualité des services offerts aux étudiants. Toute accusation mérite d’être étayée par des faits vérifiables », souligne-t-il.
Tout en déplorant ce qu’il qualifie de « campagne de déstabilisation », Dr Kenguetona se dit ouvert au dialogue avec les représentants des étudiants. Il invite la CNECA à privilégier les cadres institutionnels d’échange afin de résoudre les différends dans un esprit constructif.
De leur côté, certains étudiants appellent à l’apaisement et à l’ouverture d’un dialogue franc entre l’administration et les organisations estudiantines. Ils estiment que la stabilité du campus et la poursuite sereine des activités académiques doivent demeurer la priorité.
Cette affaire intervient dans un contexte où l’Université de Bangui fait face à de nombreux défis, notamment liés aux conditions d’études et aux ressources disponibles. Reste à savoir si cette controverse débouchera sur une clarification officielle ou sur l’ouverture d’une enquête interne, comme le réclament certaines voix au sein de la communauté universitaire.
En attendant, l’administration universitaire affirme poursuivre ses missions « dans la transparence et le respect des règles », tout en appelant à la responsabilité de tous les acteurs pour préserver l’image et la crédibilité de la principale institution d’enseignement supérieur du pays.




