Les détonations ont cessé, les groupes armés se sont éloignés et les habitants commencent timidement à reprendre possession de leur quotidien.
Après plusieurs mois marqués par des violences armées et des déplacements massifs de populations, la ville de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, amorce un retour progressif à la stabilité.
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Dans les quartiers autrefois désertés, quelques familles regagnent leurs habitations, souvent endommagées ou pillées. Les marchés rouvrent progressivement, les étals se remplissent timidement de produits de première nécessité, et les écoles tentent de relancer les cours malgré un manque criant de matériel. « Nous sommes soulagés que les tirs aient cessé, mais la vie est encore très difficile », confie un habitant revenu récemment d’un site de déplacement.
La crise a laissé des séquelles profondes. De nombreuses familles vivent encore dans des conditions précaires, sans accès régulier à l’eau potable, aux soins de santé ou à une alimentation suffisante. Les structures sanitaires, fragilisées par les affrontements, peinent à répondre aux besoins d’une population vulnérable, notamment les femmes et les enfants.
Les acteurs humanitaires, présents sur le terrain, poursuivent leurs interventions, mais les défis logistiques et sécuritaires compliquent l’acheminement de l’aide. La réhabilitation des infrastructures de base, la relance des activités agricoles et commerciales ainsi que le retour durable des déplacés figurent parmi les priorités pour consolider cette accalmie.
Les autorités locales, de leur côté, appellent au renforcement de la présence de l’État et des forces de sécurité afin de prévenir toute résurgence des violences. Car si Mboki respire à nouveau, la paix reste à consolider.




