Bon plan

Bangui, la capitale centrafricaine

Bangui est la capitale et la plus grande ville de la République centrafricaine. La population de l’agglomération est estimée à environ 1 145 280 habitants, soit le quart de celle du pays, elle s’étend sur les communes limitrophes de Bégoua au nord, Bimbo à l’ouest et Zongo sur la rive sud de l’Oubangui en République démocratique du Congo.

La ville se situe sur la rive droite de l’Oubangui, qui marque la frontière entre la Centrafrique et la RDC, en face de la ville congolaise de Zongo qui se situe directement sur la rive opposée du fleuve. Les rapides de l’Oubangui limitent le transport fluvial des produits commerciaux, ils constituent historiquement un point de rupture de charge pour la navigation à vapeur. La majeure partie de la ville s’étend sur une plaine marécageuse à l’ouest des collines de Gbazabangui qui coupent la localité selon un axe nord-sud. A l’est, sont situés le couloir de Ndrès et les collines de Kassaï.

Bangui a un climat tropical de savane avec hiver sec (Aw d’après la classification de Köppen). La température moyenne annuelle est de 25,9° et la moyenne annuelle de précipitations atteint 1 525 mm, la saison sèche est limitée aux trois mois d’hiver de décembre à février, la période de plus forte pluviosité dure de mai à octobre, la moyenne des précipitations est alors au-dessus de 145 mm mensuels.

La ville a été fondée le 26 juin 18894 dans la colonie française du Haut-Oubangui. Elle devient le chef-lieu de l’Oubangui-Chari, subdivision de l’Afrique-Équatoriale française à partir de 1910.

Nommée ainsi par le nom de ces rapides, la ville a grandi grâce à la proximité d’un poste militaire français situé sur le fleuve Oubangui. Bangui servait de centre d’administration à l’époque coloniale et continue toujours d’être le centre administratif de la République centrafricaine.

En mars 1981 ont eu lieu à Bangui des violences généralisées à la suite des élections, après l’Opération Caban menée par les Français pour déposer l’empereur centrafricain Bokassa Ier et le remplacer par David Dacko. Les opposants du président mis en place par les Français se sont réunis dans la ville de Bangui et l’ont obligé à fuir le pays. Son successeur, le général André Kolingba suspend la constitution et met en place la transition avec le « Comité Militaire pour le Redressement National » mais instaure de fait une dictature militaire.

En mai 1996, environ 200 soldats de la république centrafricaine se sont mutinés dans la ville de Bangui, exigeant des arriérés de salaires et l’abdication d’Ange-Félix Patassé. Dans la foulée, les renégats ont pillé et tué plus de 50 personnes. À la suite de cela, des troupes françaises stationnées dans le pays ont réprimé la rébellion et ont rétabli le pouvoir dictatorial.

Après avoir été élu, le président Patassé a annoncé un gouvernement d’union nationale au début de 1997. La même année, des troupes rebelles ont refusé de donner une base militaire à la ville de Bangui et en juin a éclaté une nouvelle révolte.

En mars 2003, le général François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d’État mettant fin à la présidence de Patassé. La situation dans la ville, parfois surnommée « République de Bangui » s’est depuis améliorée.

Début 2013, lors de la prise de pouvoir par Michel Djotodia, les troupes de la Seleka entrent dans Bangui le 23 mars 20135, les affrontements font plusieurs dizaines de morts entre les troupes de sécurité sud-africaines et les miliciens. Alors que le pays s’enfonce peu à peu en 2013 dans des violences communautaires, des miliciens anti-balaka entrent dans Bangui, démarrant la bataille de Bangui. Les affrontements et représailles pendant tout le mois de décembre font plusieurs centaines de morts alors que les troupes françaises et de la MISCA tentent de ramener le calme.

De mai 2013 à janvier 2014, le maire est Catherine Samba-Panza, devenue chef de l’État de transition.

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