RCA : lancement d’un programme de lutte contre les violences communautaires

Le Centre de formation de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) de Bangui a servi de cadre pour le lancement de la 7e phase du programme de réduction des violences communautaires.

 

« Je renonce à la violence et m’engage pour la paix dans notre communauté ». C’est sous ce créneau que la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) a donné le coup d’envoi de la 7e édition du Programme de réduction des violences communautaires.

Il est question d’offrir une formation en divers métiers à 5, 799 jeunes dont 800 viennent par exemple de Bangui, Bimbo et Bégoua. Les filières concernées sont la menuiserie, la maçonnerie, l’informatique, la couture et le commerce.

Le programme a démarré le 23 décembre dernier en présence du haut-commissaire à la présidence, chargé de la JPN, des représentants de la Section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de la MINUSCA, de l’UNOPS, du représentant du ministre chargé du DDR ainsi que des comités locaux de suivi qu’a eu lieu la cérémonie du lancement.

Il prévoit pendant trois mois, prendre en charge ces jeunes par les encadreurs de la JPN, dont « La mission première est de participer à la formation des jeunes centrafricains en situation de précarité et faciliter leur insertion sociale avec les valeurs de paix et de non-violence », a dit le haut-commissaire à la JPN, Alain Brice Pina Sany.

Miloch Krsmanovic, chef des opérations de la Section DDR de la MINUSCA a pour sa part saisi cette occasion pour rappeler l’objectif principal du Programme CVR qui est « d’être complémentaire au processus DDR mise en place en RCA, d’agir sur la jeunesse en particulier, avec une forte participation des femmes pour pouvoir donner une opportunité différente et meilleure à ceux qui sont enclins à la violence au niveau communautaire ».

Au cours de l’année 2021-2022, 5,799 personnes dont 2,466 femmes ont bénéficié de différentes formations et de kits d’insertion offerts dans le cadre du Programme à Bangui, Bangassou, Bossangoa, Birao, Bouar, Bria, Kaga-Bandoro et Ndele.

 

RCA : signature d’un accord de siège avec UNOPS

Plusieurs rapports ont montré que les conséquences de la crise militaro-politique que traverse la République centrafricaine sont énormes. Face à cette situation, des partenaires n’hésitent pas souvent à apporter leur contribution pour secourir la RCA sur le plan d’assistance humanitaire et économique.

 

C’est dans cette initiative que le Bureau des Nations-Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) a signé la semaine dernière avec le gouvernement centrafricain par le biais du ministère des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger un « Accord de siège », ceci dans le but de rendre formelle la coopération entre la Centrafrique et l’UNOPS comme le souligne la signature de ce document pour mettre en valeur l’aspect légal la relation avec la RCA.

« Nous mettrons beaucoup d’accent sur la construction des infrastructures par exemple les routes à l’intérieur du pays afin de désenclaver certaines communautés comme on l’a fait entre Kaga-Bandoro et Ndele dont les travaux seront bientôt finis. Et nous planifions les travaux de construction de la route qui relie la ville de Ndele à celle de Birao », a souligné Mark Ohanian, chef de Bureau UNOPS.

Pour Mark Ohanian, les défis sont énormes mais avec l’aide du gouvernement ils arriveront à atteindre les objectifs. « C’est une manière de rehausser l’économie du pays car le domaine de transport est un vecteur indispensable dans le cadre des circulations des biens et des personnes », a-t-il précisé.

Devant l’important que Bureau des Nations-Unies pour les services d’appui aux projets est appelé à jouer dans le pays, la ministre en charge des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger Sylvie Baïpo-Temon a donné le quitus et rassuré l’apport du gouvernement pour la réussite de ces différents projets : « Un accord de siège donne une dimension diplomatique dans la relation de partenariat. Alors, cet accord de siège entre la RCA et l’UNOPS qui est désormais notre partenaire dans le cadre légal va permettre au gouvernement de s’engager afin de faciliter les activités de l’UNOPS en Centrafrique », a-t-elle souligné.

Même si le gouvernement a donné son aval à UNOPS de travailler officiellement en Centrafrique, les autorités nationales auront toujours un œil sur les activités que mèneront ce partenaire, ce qu’a déclaré aussi  la ministre Baïpo. « Notre pays est un pays enclavé donc il a besoin de s’ouvrir. Mais nous aurons aussi à veiller sur la réalisation du projet dans le cadre de rotation du personnel, de la faisabilité et autres pour que tout se passe dans les normes pour le bienêtre de nos population ».

La signature dudit accord s’était déroulé le jeudi 18 novembre dernier au cabinet du  ministère des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger en présence des membres dudit cabinet.

Rappelons qu’en Centrafrique, l’UNOPS fournît des services de gestion de projet, d’achats et de ressources humaines.