RCA : 60 soldats tanzaniens de la Minusca rapatriés pour abus sexuels

Un communiqué de la Minusca signale le rapatriement d’une unité tanzanienne. 11 soldats de cette unité de 60 sont impliqués dans des accusations d’abus sexuels.

 

Critiquée autrefois de lenteur de prise de décision dans les accusations d’abus sexuels commis par des casques bleus, la Minusca réagit promptement. La mission onusienne a décidé de rapatrier une unité l’armée tanzanienne. Pour cause, 11 soldats de ladite unité, déployés sur une base temporaire dans l’ouest du pays, sont impliqués dans un scandale d’abus sexuels. La force fait état d’une défaillance « dans le commandement et le contrôle » des hommes par le commandement.

Dans le communiqué produit pour la circonstance, l’on apprend que, victimes présumées ont été identifiées, entendues et prises en charge sur les plans médical et phycologique.

D’après la Minusca, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a informé les autorités tanzaniennes de la situation.  Ces autorités, selon l’Onu, se sont engagées à prendre des mesures nécessaires.

RCA : les réfugiés et rapatriés souhaitent prendre part aux élections

Plus de 620 000 Centrafricains sont réfugiés, notamment du Cameroun, du Tchad, de la République démocratique du Congo sont de retour dans leur pays.

Selon le HCR, plus de 620 000 Centrafricains sont réfugiés, notamment dans les pays voisins (Cameroun, Tchad, République démocratique du Congo). Des retours se font régulièrement. Cette semaine, deux convois de retournés volontaires ont été organisés. Et ces retournés confient leur envie d’exercer leurs droits civiques.

Dans cette baleinière, des réfugiés chantent leur plaisir de rentrer enfin chez eux. Parmi leurs espoirs, aller voter le 27 décembre prochain. C’est le cas d’Edo. « C’est à cause de l’élection que je suis rentré pour faire mon devoir de citoyen. S’il y a des possibilités, je dois m’enregistrer pour pouvoir voter. » Pourquoi souhaite-t-il voter ? « ça, c’est le devoir de quelqu’un qui vit dans ce pays. »

Mais pour les réfugiés qui rentrent aujourd’hui l’inscription sur les listes électorales est déjà clôturée. Et pour les réfugiés encore à l’extérieur – ils sont estimés à environ 200 000 votants potentiels -, le vote ne sera pas possible non plus. Thierry Zeneth, président de la sous-commission Éligibilité au statut de réfugié à la commission nationale pour les réfugiés, revient sur le processus mené :

« Les autorités se sont employées à faire en sorte que le vote soit inclusif avec la participation des réfugiés. La procédure a été déclenchée, un projet de loi a été élaboré. Malheureusement la question du Covid, les moyens limités de l’État et les difficultés de l’ANE [Agence nationale électorale] à mettre en route les opérations électorales ont fait qu’il y a eu énormément de retard et qu’on ne pouvait plus déclencher ces activités pour permettre le vote de nos compatriotes à l’extérieur. »

Malgré tout certains réfugiés, une minorité, ont réussi à s’inscrire sur les listes électorales de leur pays d’accueil en tant que diaspora.