Élections présidentielles et législatives 2020 : tendance à la mi-journée

Les Centrafricains  sont appelés aux urnes ce dimanche 27 décembre 2020 pour élire leur nouveau Président de la République ainsi que leurs députés.

Les électeurs auront à choisir parmi 16 candidats pour la présidentielle, et plus d’un millier pour les législatives. Malgré les menaces sécuritaires qui pèsent sur le scrutin, on note une présence massive des électeurs dans la capitale. Cependant, dans les villes de province, la quasi-totalité des bureaux de vote n’a pas ouvert leurs portes, et l’on commence malheureusement à constater dans la capitale des scènes d’achat de conscience des électeurs dans les bureaux de vote.

Si dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, tous les bureaux de vote sont restés fermés à cause de l’insécurité, à Bambari comme à Ippy, située dans la préfecture de la Ouaka,   on note également l’absence des agents préfectoraux de l’autorité nationale des élections. En conséquence, tous les bureaux de vote sont restés fermés dans ces deux villes.

Pendant ce temps, à Bocaranga,  dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les rebelles, qui progressent vers la ville, sont signalés  à moins de 5 kilomètres, rendant impossible la tenue du scrutin dans la ville.

Cependant, à Bozoum,  chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé,  les rebelles avaient tenté de perturber le scrutin, mais les Casques bleus, avec leur blindé,  sont venus sécuriser le processus.  Avec le climat d’insécurité dans la ville, les agents ont commencé le dépouillement vers 13 heures.

À Obo, Ndélé, puis à Berberati, malgré les menaces d’attaque des rebelles, le scrutin a pu se dérouler dans le calme avec une présence massive des électeurs.

Au même moment, à Bangui, malgré les menaces d’attaque des rebelles, les électeurs ont pu se rendre massivement dans les bureaux de vote dans la tranquillité. Malheureusement, dans le huitième arrondissement de Bangui, le candidat du MCU aux législatives, Monsieur Hassan Aristide ANGOURÉ,  inquiet de son impopularité grandissante dans cette circonscription, s’est lancé dans des manœuvres de fraudes électorales massives.

Ainsi, dans le centre de Gobongo, le Président de la jeunesse du parti au pouvoir, Monsieur Hugues NDEWANA, propose de l’argent à chaque électeur qui vote pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat numéro 1 pour la présidentielle, et monsieur Hassan Aristide ANGOURÉ, candidat numéro 1  pour les législatives dans le huitième.

 

RCA-Elections : l’enrôlement des électeurs fixé du 26 juin au 15 juillet

L’annonce a été faite par Marie-Madeleine N’Kouet Hoornaert, présidente de l’Autorité nationale des élections (ANE), organe chargé de préparer et organiser les élections.

La nouvelle date de l’enrôlement des électeurs pour les prochaines élections présidentielle et législatives en République centrafricaine (RCA) a été fixée du 26 juin au 15 juillet prochain, a annoncé mardi Marie-Madeleine N’Kouet Hoornaert, la présidente de l’Autorité nationale des élections (ANE), organe chargé de préparer et organiser les élections centrafricaines.

Au cours d’une conférence de presse ce mardi, N’Kouet Hoornaert a exhorté chaque citoyen en âge de voter d’aller s’inscrire sur une liste électorale, ce qui constitue la première étape pour la participation des électeurs aux scrutins prévus à la fin de l’année.

Cette opération, qui aurait dû démarrer lundi dernier, a été reportée pour des raisons techniques. Les techniciens n’étaient en effet pas parvenus à configurer les tablettes devant favoriser l’opération d’inscription sur la liste électorale.

D’après le dernier planning délivré par l’ANE, le premier tour des élections devrait se tenir le 27 décembre prochain, précédé de plusieurs activités, dont entre autres l’enrôlement des électeurs et la cartographie électorale.

RCA : l’ONU espère des présidentielles « crédibles »

L’émissaire de l’ONU pour la région des Grands Lacs, le Chinois Huang Xia, a souligné mercredi devant le Conseil de sécurité l’importance d’avoir des scrutins présidentiels « crédibles » au Burundi et en Centrafrique, où leur préparation est dépendante de l’évolution de la pandémie de coronavirus.

« Je souhaite vivement que les échéances électorales à venir, notamment au Burundi et en République centrafricaine, soient l’occasion de consolider les acquis démocratiques et la stabilité dans ces deux pays. J’encourage tous les acteurs à garantir des processus électoraux pacifiques, inclusifs et crédibles », a-t-il dit lors d’une visioconférence du Conseil.

La présidentielle au Burundi est prévue le 20 mai, celle en Centrafrique, pays proche de la région des Grands Lacs (qui inclut outre le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Rwanda), est programmée le 27 décembre.

Alors que le Burundi entretient des relations difficiles avec l’ONU, l’émissaire s’est aussi félicité de « discussions fructueuses » avec les autorités et d’autres acteurs « sur la promotion d’une plus grande participation des femmes au processus électoral ». Elles se sont déroulées dans le cadre d’une « mission de plaidoyer et de solidarité à Bujumbura en mars » effectuée par le Bureau de l’ONU pour la région des Grands Lacs, a-t-il précisé.

Concernant le Covid-19, Huang Xia a indiqué que le nombre de contaminations augmentait dans la région, même si c’est à un rythme modéré en comparaison à d’autres régions du monde. « À ce jour, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 4.766 cas et 131 décès ont été enregistrés dans la région ».

Les mesures prises (restrictions de mouvements, mises en quarantaine, mesures de distanciation sociale, couvre-feux, suspensions des vols internationaux et fermetures des frontières sauf pour le fret) ont « permis aux pays de la région de limiter la progression de la pandémie », a-t-il relevé.

« En revanche, dans le domaine économique, les répercussions négatives de la crise sanitaire sont, hélas, déjà importantes, avec l’arrêt quasi-complet de certaines activités dans des secteurs névralgiques » (tourisme, agriculture, industries extractives), a précisé l’émissaire.