RCA : le nouveau code minier toujours approuvé par le parlement

Les coopératives artisanales n’auront plus le droit de vendre leur or à l’étranger et dénoncent un risque de monopole.

 

Le nouveau code n’a toujours pas approuvé par le Parlement, mais c’est une réforme d’ampleur qui est annoncée en Centrafrique pour le secteur minier : les coopératives artisanales n’auront plus le droit de vendre leur or à l’étranger et dénoncent un risque de monopole.

« Ce nouveau code minier en gestation donne clairement le monopole de marché des métaux centrafricains à la société Geminca », estime Francis Gamba, président de cette union de coopératives. « C’est la preuve d’une irrationalité totale. Un mépris des avantages et droits acquis des acteurs nationaux du secteur minier qui perdent ainsi leur autonomie. »

Le problème de petits exploitants

En cause donc : une clause prévoyant que l’exportation d’or passe sous le contrôle d’une société publique, avec une exception accordée aux mines industrielles qui pourront vendre leur production.

Désormais, les petits exploitants seront donc obligés de vendre leur or ou leurs diamants à la Geminca.

« Je suis très inquiet parce que priver un fils du pays de son droit, pour moi, ce n’est pas normal », dit Ngodjono Rajim, président de la commission chargée des mines à la Chambre de commerce en Centrafrique. Il s’inquiète de ce qu’il nomme un  « pillage » des ressources du pays. « On est en train de priver le peuple centrafricain de notre droit pour permettre à une organisation étrangère d’exploiter nos pierres. »

Lors d’une assemblée générale tenue à Bangui à la mi-novembre, l’Union nationale des coopératives minières de Centrafrique a critiqué les réformes annoncées.