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Soudan: les rebelles demandent un délai pour un accord de paix avec Khartoum

Un leader des rebelles soudanais a demandé lundi un délai de trois mois pour finaliser un accord de paix avec le gouvernement à Khartoum, alors que les pourparlers entre les deux parties doivent reprendre la semaine prochaine.

Le chef adjoint de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N), Yasser Arman, a également exhorté Washington à retirer le Soudan de sa liste noire des « Etats soutenant le terrorisme ».

Des pourparlers sont en cours depuis mi-octobre à Juba, au Soudan du Sud, entre le nouveau gouvernement de Khartoum et les rebelles qui ont combattu les forces du président déchu Omar el-Béchir au Darfour, dans les Etats du Nil Bleu et du Kordofan Sud.

Un nouveau cycle de pourparlers doit débuter mardi prochain, et la conclusion d’un accord de paix était espéré pour le 14 décembre.

Mais M. Arman a demandé un délai de « trois mois, jusqu’au 8 mars », a-t-il indiqué lundi à des journalistes à Khartoum.

« Nous espérons que le cycle du 10 décembre sera le dernier et que la paix sera réalisée », a-t-il ajouté, sans donner de raisons spécifiques pour le délai demandé.

A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation qui a entraîné la destitution d’Omar el-Béchir en avril, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil et un nouveau gouvernement a promis de pacifier les régions en conflit.

Les conflits ont fait des centaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes au Darfour, au Kordofan-Sud et au Nil Bleu.

« Nous soutenons la paix. Nous voulons un projet national et une issue stratégique pour les mouvements rebelles armés », a affirmé M. Arman.

« Nous ne voulons pas que notre pays s’effondre. La situation du pays est fragile et nécessite une action commune », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs appelé Washington à retirer le Soudan de sa liste noire, assurant qu’après la dissolution jeudi du Parti du Congrès national (NCP) de M. Béchir par les autorités, « le Soudan n’est plus un Etat qui soutient le terrorisme ».

Les Etats-Unis ont placé le Soudan sur leur liste noire en 1993, l’accusant d’appuyer des groupes extrémistes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a vécu dans ce pays entre 1992 et 1996.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok est actuallement aux Etats-Unis où il a prévu de parler de cette question.




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