Au cours d’une réunion tenue le 21 janvier dernier, la gouverneure de la région de la Kagas, Lucienne Baka a rappelé les obligations professionnelles des agents de l’État.
À Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, la question de l’absentéisme des agents de l’État suscite une vive préoccupation. L’absence prolongée de certains fonctionnaires affectés dans la région, souvent signalée par les populations, compromet le bon fonctionnement des services publics et freine les efforts de développement local.
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Selon plusieurs témoignages concordants, de nombreux agents passent une grande partie de leur temps à Bangui, loin de leurs postes d’affectation, tandis que d’autres, bien que présents à Sibut, se montrent peu actifs. Cette situation alimente le mécontentement des usagers, confrontés à des services administratifs au ralenti, voire inexistants.
Face à ce constat préoccupant, la gouverneure de la région de la Kagas, Lucienne Baka, a convoqué, le 21 janvier dernier, une réunion de travail avec les directeurs régionaux et les chefs de service. Objectif : rappeler les obligations professionnelles des agents de l’État et mettre en place des mécanismes de suivi plus rigoureux.
Au terme de cette rencontre, l’autorité régionale a annoncé une mesure forte : l’instauration d’un rapport trimestriel obligatoire pour chaque fonctionnaire. Ce document devra rendre compte de la présence effective au poste, des activités menées et des résultats obtenus. Pour la gouverneure, il s’agit d’un outil de contrôle mais aussi d’évaluation, destiné à renforcer la redevabilité et l’efficacité de l’administration déconcentrée.
« Un fonctionnaire affecté à Sibut doit servir les populations de Sibut. L’État ne peut tolérer que des agents soient absents de façon injustifiée pendant que les citoyens attendent des services essentiels », aurait-elle martelé devant ses collaborateurs.
Cette décision est accueillie avec espoir par une partie de la population, qui y voit un signal fort en faveur de la restauration de l’autorité de l’État et de l’amélioration de la gouvernance locale. Reste désormais à savoir si ces nouvelles exigences seront strictement appliquées et suivies d’éventuelles sanctions en cas de manquement.




