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RCA : réaction de «tôngôlô ti bê afrika» après les scandales éléments de la Minusca

L’association dénommée «Tôngôlô ti Bê Afrika», dans une note adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, relève plusieurs…

L’association dénommée «Tôngôlô ti Bê Afrika», dans une note adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, relève plusieurs scandales causés par certains éléments de la Minusca.

Dans ce document, Stanislas Kokota Dibi a fait mention en premier lieu d’asservissement et d’exploitation des mineurs et personnes en situation de difficile par des éléments de la Minusca. Suite à la crise qui a frappé douloureusement la République Centrafricaine, et pour éviter le chaos, le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies, a accepté de déployer la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), dont sa tâche principale était et est la protection des civils.

Dès le depart, cette mission s’est montrée inefficace et a engendré plusieurs scandales contre des mineurs et des personnes vulnérables dans le pays. C’est ainsi que le 10 août 2021, un véhicule de la Minusca a provoqué un accident mortel. Le conducteur de la moto est décédé sur le coup et son passage grièvement blessé et admis à l’hôpital.

Cependant, certains passants se sont approchés du convoi pour se renseigner sur les détails de l’accident, ces éléments de la Minusca se sont mis à faire des tirs de dissuasion et une balle a touché mortellement une fille mineure.

D’autres faits, le contingent gabonais a quitté la RCA, après plusieurs accusations d’exploitation sexuelle et de viols sur mineurs et personnes vulnérables.

Le 1er novembre 2021, un véhicule de la police de la Minusca du contingent égyptien a heurté à mort une centrafricaine, et l’a traîné sur le goudron sur une distance de 20 mètres.

Plusieurs témoignages anonymes confirment des rumeurs sur l’exploitation et l’utilisation de la main d’oeuvre des mineurs par le personnel de la Minusca en les faisant mendier, trafiquer des drogues, se prostituer, voler, etc.

Pour mémoire, la communauté internationale a fondé un bon cadre juridique pour prohiber l’exploitation des mineurs quelle qu’il soit. On peut citer les Conventions N° 138 et N° 182 de l’Organisation Internationale de Travail (OIT) et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, avec deux protocoles joints à celles-ci stipulent une intolérance totale à l’exploitation des enfants.

Bénéficiant de la Convention sur les privilèges et l’immunité des Nations Unies, le contingent de la Minusca jouit de cette immunité contre la responsabilité pénale de toutes ces infractions ci-dessus énumérées.

Par consequent, la hiérarchie de la Minusca, s’opposent le plus souvent aux efforts de la documentation de ces crimes et aux enquêtes qui viseraient la responsabilité des coupables.

L’esclavage de mineurs est prohibé et intolérable dans la société mondiale. Ceci dit, un tel comportement est inadmissible quel que soit la personne ou la fonction du responsable de tels actes.

Enfin, l’association dénommée «Tôngôlô ti Bê Afrika», à travers son coordonnateur, Stanislas Kokota Dobi, a formulé des cris d’alerte en ces termes, «Protégeons nos enfants contre la MINUSCA», et souhaite par la même occasion que justice soit faite !

Source : Lengo Songo


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