L’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) a tenu, mercredi 08 octobre à Bangui, un congrès extraordinaire au cours duquel Anicet Georges Dologuélé a été investi candidat à l’élection présidentielle prévue pour le 28 décembre prochain.
Après avoir officiellement renoncé à sa nationalité française, l’ancien Premier ministre a accepté l’appel de sa base militante. « J’ai entendu votre cri du cœur. Je suis déterminé à vous libérer de cette dictature qui nous gouverne. Oui, j’accepte de faire acte de candidature pour présider aux destinées de notre pays », a-t-il déclaré devant ses partisans réunis pour l’occasion.
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Cette investiture constitue une étape décisive pour l’opposant politique, qui doit désormais déposer sa candidature auprès de l’Autorité nationale des élections (ANE). Le dépôt des dossiers, ouvert le 2 octobre, se poursuivra jusqu’au 11 octobre.
Passeport et nationalité : un dossier sensible
En marge de cette annonce, une polémique est née autour du renouvellement du passeport centrafricain d’Anicet Georges Dologuélé. Dans une correspondance adressée au directeur de l’Emigration-Immigration, le président de l’URCA s’est inquiété de la lenteur de la procédure, soulignant qu’il attend depuis plus de deux semaines sans avoir été convoqué pour la prise de photo.
« J’ose espérer que la politique ne s’est pas invitée dans l’exercice des responsabilités citoyennes qui vous ont été confiées, lesquelles exigent un traitement équitable de tous les citoyens centrafricains », a-t-il écrit.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Sur Facebook, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président de la République, a affirmé que « la demande de renouvellement de ce passeport est un test pour savoir si le demandeur possède encore la nationalité centrafricaine. Il est grand temps qu’il sollicite auprès du président de la République sa réintégration dans la nationalité afin de bénéficier d’un nouveau passeport centrafricain ».
Cette investiture marque également la rupture entre l’URCA et le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2026 (BRDC), qui a officiellement annoncé son boycott des élections groupées de décembre prochain.



