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Soudan du Sud: Riek Machar de retour à Juba

Riek Machar a atterri à Juba, au Soudan du Sud. Le chef rebelle a prêté serment dans la précipitation, reprenant ainsi ses fonctions de vice-président, qu'il avait abandonnées pour une rebellion

 

Riek Machar est enfin arrivé. A son arrivée, l'ancien chef rebelle, vêtu d'une chemise colorée, a dit quelques mots : "Nous devons rassembler notre peuple pour qu'il puisse s'unir et guérir de ses blessures."

Des propos plutôt encourageants, mais Riek Machar ne s'est pas éternisé. Il a tout de suite prêter serment pour prendre officiellement ses fonctions de vice-président, sans même sortir de l'aéroport. Objectif : il ne voulait absolument pas prendre le risque d'être arrêté et s'assurer une immunité diplomatique. La précipitation avec laquelle il a tenu à être investi montre bien qu'au-delà des bonnes intentions affichées, la confiance est loin d'être de mise entre Riek Machar et le président Salva Kiir.

Pourtant, les deux hommes devront s'entendre pour former un gouvernement d'union. Il faudra également convaincre les deux camps de déposer les armes.

 


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« Ouvrir un chapitre nouveau pour le pays »

De son côté, un haut responsable de l'ONU a affirmé que ce retour " doit permettre de commencer véritablement la transition " dans ce pays ravagé par la guerre civile. Líofficiel a précisé que ce retour doit "doit ouvrir un chapitre nouveau pour le pays ".

Riek Machar a débarqué à l'aéroport de Juba sous haute surveillance, huit mois après la signature de l'accord de paix et après des ratés ces derniers jours. Il était en effet attendu la semaine dernière à Juba mais son voyage a été annulé à plusieurs reprises. En cause : les rebelles et le gouvernement n'étaient pas d'accord sur la quantité d'armes que les hommes de Riek Machar pouvaient emmener avec eux.

Un premier pas avait été franchi lundi 25 avril avec l'arrivée du chef d'état-major de la rébellion. Riek Machar a donc fait le même trajet : de Gambella dans l'ouest de l'Ethiopie à la capitale sud-soudanaise. Un avion des Nations unies était allé le chercher pour s'assurer de son retour dans le pays.

La communauté internationale et en premier lieu les Etats-Unis commençaient à s'impatienter et avaient fait monter la pression ces derniers jours.


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