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RCA: Sangaris poursuit son désengagement et rétrocède Sibut

En Centrafrique, la force française Sangaris a rétrocédé sa dernière base en province. Le camp revient désormais aux autorités centrafricaines après un mois de nettoyage et de rapatriement du matériel

 

Près d'une centaine de véhicules, deux cents hommes, des guérites de protection, 700 mètres de mur d'enceinte et presque autant de barbelés... en trois semaines, les militaires français appuyés par une compagnie du génie ont tout acheminé sur Bangui. Des convois impressionnants, longs de plusieurs kilomètres et une page qui se tourne pour la mission française qui tenait cette ville stratégique depuis février 2014.

"Nous sommes en train de mener une opération de rétrocession de la plateforme relais de Sibut, explique le chef díescadron Olivier. Elle a servi des opérations dans le nord puisquíen fait Sibut occupe un núud stratégique et permet de contrôler les axes díapproches dans la partie nord et dans la partie qui viennent sur Bangui."

 


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Ce départ de Sangaris s'inscrit dans la logique de désengagement progressif voulu par le président Français. Sangaris resserre son dispositif à Bangui et laisse la place à la Minusca dans les provinces. Morales Gaya Laza est le préfet de la Kémo. "Toutes les rébellions que le pays a connu, le carrefour de toutes les rébellions, cíest Sibut. Aujourdíhui Sangaris est en train de partir et je crois rapidement que la force onusienne, la Minusca, fera des efforts pour prendre la relève et redoubler de vigilance par rapport à tout ce qui est en train de tramer aux alentours de la préfecture de la Kémo."

Est-ce que la Minusca saura être aussi réactive que l'était les forces françaises, voilà en substance la question que pose le préfet. En septembre dernier, Sangaris avaient agi en rempart à Sibut, en détruisant une colonne de rebelle lourdement armée qui se dirigeait sur la capitale.


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