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«Panama Papers»: Berlin propose un registre international des sociétés-écran

En Allemagne, Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances d'Angela Merkel, élabore en ce moment même un plan de lutte contre les paradis fiscaux

 

Parmi les mesures proposées par Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances pour lutter contre les paradis fiscaux, il y a celle d'un registre «mis en réseau à travers le monde» qui indiquerait clairement qui se cache derrière les sociétés-écran. Les sociétés-écran sont ces compagnies à l'activité fictive qui sont créées pour masquer les opérations financières d'une autre ou de plusieurs autres sociétés.

Cette mesure existe déjà au sein de l'Union europénne. Mais Wolfgang Schaüble veut aller plus loin après les révélations sur les «Panama Papers», un vaste scandale d'évasion fiscale: il plaide pour que ceux qui refuseraient de participer à ce mécanisme d'échange d'informations soient inscrits sur une «liste noire». Certaines opérations financières seraient ainsi boycottées.

 


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Schaüble souhaite une «transparence totale»

Le plan propose aussi que les ONG et les journalistes aient accès à ces registres à condition qu'ils partagent les informations qu'ils ont obtenues. De son côté, le ministre allemand de la Justice, Heiko Maas, espère avoir accès aux « Panama Papers » détenus par le journal Süddeutsche Zeitung, avant qu'il ne les partagent avec ses confrères du Consortium international des journalistes d'investigation. Mais, jusqu'à présent, ces journaux refusent de communiquer leurs informations aux autorités.


Wofgang Schauble prévoit aussi, en Allemagne, la suppression de toute prescription en cas de fraude fiscale. Il entend enfin imposer des sanctions exemplaires pour les entreprises et les banques prises en défaut. « Nous avons besoin d'une transparence totale », a déclaré le ministre Wolfgang Schaüble.


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