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Procès des casques bleus congolais accusés díabus sexuels en RCA

Une première audience à laquelle a brièvement assisté la conseillère spéciale du chef de l'Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles, Jeanine Mabunda

 

"Il y a un conseil de sécurité, les magistrats ont été retenus", s'excuse un militaire. "On attend la radio et télévision nationale. Il faut une médiatisation", ajoute l'un des membres du bureau de la conseillère spéciale. Jeanine Mabunda a promis une procédure exemplaire pour prouver l'engagement de la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles. Le contingent congolais a été le premier à devoir quitter la Centrafrique suite à ce scandale.

Finalement, les juges arrivent à la mi-journée dans l'une des deux salles d'audience de la prison militaire de Ndolo. Ce ne sont pas neuf, mais la vingtaine de militaires accusés d'abus en RCA qui se retrouvent - solidaires - sur les bancs. Le premier à devoir s'expliquer est sergent, il est accusé de viol et de violation de consignes. Accusations qu'il dément. Mais il n'est pas le seul, selon son avocat, les présumées victimes auraient démenti tout abus devant un agent de la mission de l'ONU en RCA, selon l'enquête de la justice militaire congolaise.

 


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"Si le ministère public veut condamner notre client de viol, il faut nous dire où, quand, comment et qui", poursuit l'avocat, accusant des notables centrafricains d'avoir monté une cabale contre les soldats congolais. Les victimes n'ont pas de représentant, il ne peut pas y avoir de débat contradictoire, regrette un observateur. Pour certains dossiers, il n'y a pas que le nom des victimes et pas leurs dépositions, déplore pour sa part un magistrat militaire qui se demande s'il ne faudrait pas faire plus pour laisser la parole aux victimes.

Les audiences se poursuivent ce mardi à la prison de Ndolo devant deux autres chambres du tribunal militaire de la Gombe.


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