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Niger: l'opposition se retire du processus électoral

La Copa 2016, soutenant l'opposant Hama Amadou qui devait affronter le président sortant Mahamadou Issoufou, a annoncé mardi 8 mars à Niamey la suspension de sa participation au processus électoral

 

La coalition qui soutient Hama Amadou vient d'annoncer qu'elle suspendait sa participation au processus électoral suite aux multiples manquements qu'elle a constaté depuis le premier tour du scrutin. L'opposition dénonce une volonté de passage en force du président Issoufou, a fait savoir son porte-parole Seyni Oumarou dans une déclaration.

Il a notamment justifié cette décision par l'absence de «proclamation officielle» des résultats du 1er tour du 21 février et "l'iniquité de traitement entre les deux candidats" à la présidentielle, le principal rival de Mahamadou Issouffou, Hama Amadou, étant actuellement emprisonné dans une affaire controversée de trafic d'enfants.

Mahamadou Issoufou, qui brigue un deuxième mandat, avait obtenu 48,43% des suffrages devant Hama Amadou (17,73%) lors d'un scrutin critiqué par l'opposition et jugé transparent par le pouvoir. La Copa (Coalition pour l'alternance politique au Niger) "demande" aussi à ses élus "de cesser toutes activités" au Parlement et à ses représentants "de se retirer de la Céni."

 


© © REUTERS/Joe Penney
"C'est avec surprise et indignation que les Nigériens se sont réveillés pour apprendre par les médias publics que le président candidat Issoufou Mahamadou a pris nuitamment un décret portant convocation du corps électoral pour le 20 mars et l'ouverture de la campagne du second tour de l'élection présidentielle le 8 mars 2016", s'est indigné le porte-parole de la Copa.

Un communiqué du Conseil des ministres lu tard lundi sur la télévision d'Etat souligne que la Cour constitutionnelle a proclamé dans un «arrêt» pris le 7 mars les «résultats définitifs» du premier tour du 21 février. "Il n'y a pas eu de proclamation officielle en audience solennelle de la Cour constitutionnelle des résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle", a noté Seyni Oumarou.

De plus, «la durée» de la campagne électorale du deuxième tour "a été réduite de 21 à 10 jours (...) en violation" de la Constitution, s'est-il insurgé. Et de conclure: "La Copa tient le président Issoufou et la Cour constitutionnelle pour seuls responsables de la dégradation de la situation socio-politique au Niger".


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