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M’Baïki: les caféiers reclament des subventions

Les agriculteurs de cafés à M’Baïki dans la Lobaye se plaignent pour la relance des activités caféières dans la zone. Leur activité est sujette à de nombreux problèmes

 

Alphonse Moungou, planteur de café à Mbaïki, explique que certains groupements n’ont pas bénéficié de subvention allouée par l’Etat centrafricain à travers la coopérative en vue d’entretenir les plantations. [i"La plupart des plantations sont envahies par des herbes. A cela s’ajoute des achats à des prix bas par les commerçants"], a-t-il témoigne.

Une source proche de l’Office du Réglementation du contrôle de Commercialisation des Produits Agricole (ORCCPA) a précisé que cette structure a effectué une mission dans la région en vue de sensibiliser les planteurs. [i"Ces derniers ont revendiqué une augmentation du prix de kilogramme des produits, ensuite une subvention de la part de l’Etat qui jusqu’à présent rien n’a été versé"], a relevé la source.

Cette source a poursuivi en dénonçant la commercialisation illégale des cafés dans cette région et pointe du doigt les autorités locales qu’elle considère comme manque à gagner pour l’Etat Centrafricain. "Certaines autorités juridiques ont favorisé la commercialisation illégale ces deux dernières années en délivrant des laissez-passer manuscrits aux commerçants, d’autres s’impliquent elles-aussi dans ce processus de commerce. Ce qui fait que nous ne pouvons pas prélever des taxes sur les produits vendus, c’est un manque a gagné pour l’Etat centrafricain", a-t-il dit.

 


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Le feu de brousse constitue un handicap pour la relance des activités caféières dans la région de Lobaye.

Selon le Préfet de la Lobaye, Pierre Ngotti ce phénomène de feu de brousse a eu des conséquences les activités agricoles dans la région. "La région de la Lobaye est une zone caféière, et ce phénomène de feu de brousse a affecté énormément l’économie de ladite préfecture", déplore le Préfet.

La préfecture de la Lobaye est l’une des préfectures ou se trouve l’Institut Centrafricaine de Recherche Agronomique (ICRA) qui était un centre de recherche de haut niveau de l’Afrique Centrale. De nos jours toutes les activités agricoles sont en baisse.


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