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Présidentielle au Congo-Brazza: Moungalla critique le boycott de l'UE

La démarche de l'UE relève du procès d'intention, selon Thierry Moungalla, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement congolais

 

Bruxelles estime que la réforme de la loi électorale du 23 janvier ne permet pas d'assurer le caractère démocratique, inclusif et transparent de l'élection. L'Union européenne émet des réserves notamment sur la désignation par décret présidentiel du chef de file de la Commission électorale et a décidé en conséquence de ne pas envoyer d'observateurs pour le scrutin du mois prochain.

"Cautionner ou refuser de cautionner à líavance une élection qui nía pas encore eu lieu, ça me paraît un concept assez curieux, réagit sur RFI Thierry Moungalla, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement congolais. LíUnion européenne est tout à fait en droit de décider de ne pas envoyer díobservateurs. Cela étant, ça lui retire aussi au passage la possibilité demain de juger de la qualité du processus qui va aboutir à líélection du président de la République."

 


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Pourtant, l'UE a tout de même observé la composition de la Commission électorale et examiné le fichier électoral. Dans certaines régions, le nombre díinscrits semble supérieur au chiffre de la population en âge de voter.

[i"Ça, cíest vu de Bruxelles, manifestement, commente Thierry Moungalla. Moi ce que je note, cíest que toutes les parties en présence ont appelé leurs électeurs potentiels à síinscrire massivement sur les listes électorales. Cette révision des listes électorales donc consensuelles a abouti à líinscription díà peu près 70 000 à 80 000 Congolais supplémentaires. Donc je ne vois pas, dans cette observation faite depuis Bruxelles, quoi que ce soit qui puisse montrer líexistence de gonflements de listes électorales."]


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