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Impunité: líONU préconise des mesures urgentes

La Minusca a réclamé mercredi des mesures urgentes contre l'impunité concernant les violations des droits humains commises lors du regain de violence observé dans la capitale Bangui en 2015

 

Dans un rapport qui doit bientôt être publié, des enquêteurs de la MINUSCA ont documenté de graves violations des droits de l'homme commises du 26 septembre au 20 octobre 2015, incluant les homicides de 41 civils et au moins 17 blessés, des cas de viol, d'enlèvement et de détention arbitraire, a précisé la Mission dans un communiqué de presse.

Les enquêteurs ont également noté la destruction et l'appropriation généralisées de biens, incluant l'incendie de plusieurs maisons et le vol de biens appartenant à des organisations intergouvernementales et à des ONG, dont de l'équipement médical.

Dans les jours suivant le regain de violence, les enquêtes furent limitées en raison de contraintes sécuritaires restreignant la liberté de circulation, particulièrement dans les zones à prédominance musulmane à Bangui. Par conséquent, le nombre réel de victimes et de violations est potentiellement beaucoup plus élevé que celui figurant au rapport, a souligné la MINUSCA.

 


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Alors que la majorité des violations ont été commises par les groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka et leurs affiliés, le rapport détaille également des violations des droits de l'homme commises par des membres des forces armées centrafricaines. "La faiblesse des autorités étatiques à Bangui et leur absence à l'extérieur de Bangui laissent planer le risque que les auteurs de violations des droits de l'homme demeurent impunis. Les violences à Bangui ont également engendré une série d'incidents violents dans toute la République centrafricaine, y compris à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut", souligne le communiqué de presse.

Le chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a demandé aux autorités centrafricaines, aux groupes armés et à la communauté internationale de mettre en úuvre une série de recommandations afin d'éviter des violations massives des droits de l'homme à l'avenir.

Il s'est dit inquiet quant à la possibilité que "les auteurs de violations graves des droits de l'homme bénéficient de l'impunité" et a demandé aux autorités centrafricaines "de prendre des mesures effectives afin que les responsables soient traduits en justice".

Parmi ses recommandations, le rapport suggère de faire de la lutte contre l'impunité une priorité et de réformer les forces armées centrafricaines. Le rapport recommande aussi la mise en úuvre de programmes robustes et efficaces de désarmement, démobilisation et réinsertion; de réduction de la violence communautaire; de protection et d'assistance pour les victimes de violences sexuelles et basées sur le genre; ainsi qu'un support technique et financier de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine.


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