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CENTRAFRIQUE : Interminables élections

Maria de BABIA

 

Ainsi, la magouille politique et le tripatouillage électoral auront eu raison des législatives centrafricaines qui, conséquemment viennent díêtre annulées par Zacharie Ndouba, président de la Cour constitutionnelle. Cet acte va incontestablement amener le pays à vivre une situation bancale, où au sortir de la Transition, les Centrafricains vivront une démocratie dans sa première phase sans les représentants du peuple: les députés.

En effet, des plaintes tous azimuts ont plu sur la Cour constitutionnelle par centaines, au lendemain des élections du 30 décembre qui a vu les citoyens de la République Centrafricaine se rendre aux urnes, après de terribles affrontements ethniques entre rebelles Séléka et anti-Balakas, des milices ethno-politiques qui ont littéralement sapé les bases de líunité nationale.

 


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Impliquées dans des trafics de tous genres, aggravant les conflits confessionnels, ces forces rétrogrades ont donné du fil à retordre aux autorités de la transition que dirige la présidente Samba Panza et aux casques bleus de la Minusca. Cependant, presque à la surprise générale, le double scrutin síest déroulé dans le calme, sans incidents majeurs. Par contre de nombreuses irrégularités sont venues jeter le discrédit sur le processus électoral, avec les dénonciations véhémentes des leaders politiques, notamment líancien président Kolingba avec ses 12% et líancien premier ministre Martin Ziguélé et ses 11,4 %, fermant le peloton des présidentiables.

Le 31 janvier prochain donc, suite aux résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et líannulation déclarée des législatives, la RCA a de nouveau un double rendez-vous: le second tour de la présidentielle et le scrutin législatif à reprendre. Les conséquences financières de cette annulation ne sont pas encore totalement évaluées par líAutorité Nationale des Elections, mais les remous politiques de contestation se font déjà vivement entendre. Pourvu que tout síarrête aux combats díidées, et que plus jamais, les Centrafricains ne choisissent les combats díépées!


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