Archive

Paris: Conférence mondiale pour la transparence de l'exploitation des minerais

La délégation Centrafricaine conduite par Premier ministre participera aux travaux des 2 et 3 mars 2011

 

Ces 2 et 3 mars 2011 se tiennent à Paris en France les travaux de la 5ème conférence mondiale de l'ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives). Cíest en novembre 2010 que le pays que dirige le président Bozizé a validé son adhésion à cette initiative visant à gérer efficacement les bénéfices résultant de líexploitation des produits du sous-sol de son pays. En effet, la RCA est riche de plus de 700 indices miniers parmi lesquels on retrouve l'uranium, le diamant, l'or, le fer ou bien encore le coltan. Au nord-est, dans la région de Biaro sujette à une instabilité constante le sous-sol contient de nombreux hydrocarbures qui sont en passe d'être exploités par les des entreprises chinoises à líinstar de la CNPC (China National Petroleum Company). Le premier ministre Faustin Archange Touadera arrive à Paris pour ces deux jours de travaux avec le ministre des mines Sylvain Ndoutingai. Avec les 31 autres nations participantes à ce processus, la délégation centrafricaine pour établir des échanges et surtout discuter des procédés visant à améliorer davantage la transparence dans le domaine des industries extractives, si vitales pour l'économie du pays.

 

Gérer les minerais et les industries en Afrique
Líon a coutume de dire que le contient africain est un scandale géologique. Différents pays regorgent de multiples matières premières díimportance, mais figurent parmi les pays les plus pauvres de la planète. La RCA en fait partie, car son indice de développement humain au classement PNUD est parmi les moins bons en Afrique, malgré les efforts consentis ces dernières années par le gouvernement de François Bozizé. Pour diagnostiquer le mal, líon pointe du doigt la mauvaise gestion, entre autre, des gisements de matières premières. Líon níoublie pas les récurrents conflits avec les rebelles. En effet des zones comme Berbérati ou Bria sont ravagées par les troubles qui perdurèrent et, tombent dans l'indigence. Pour tenter y remédier donc, le gouvernement a entrepris deux mesures d'envergure: l'adhésion au processus ITIE et l'élaboration d'un code minier en 2008, censé réguler le secteur et mettre fin aux pratiques informelles.

Or, des analystes doutent que ces mesures soient suffisantes dans la mesure où les grandes firmes internationales comme la françaises Areva lorgnent sur les gisements díuranium du pays, ou que les Chinois tentent à tous les prix díavoir des chantiers miniers sur place. Pour exemple, líon se souvient de ce contrat relativement déloyal qu'a passé Areva avec le gouvernement centrafricain (88% du gisement d'uranium de Bakouma reviendra à Areva, contre seulement 12% à l'Etat centrafricain). Ces experts espèrent bien que cette 5ème conférence mondiale sera l'occasion pour la République Centrafricaine et ses représentants d'évaluer le chemin parcouru ainsi que de fixer les objectifs à atteindre prochainement, en complet accord avec les autorités de l'ITIE.

 



Commentaire


Retour en haut