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Guinée-Bissau: nouvelle crise politique au sein du parti au pouvoir

La séance à l'Assemblée nationale du lundi 18 janvier 2016 a failli finir en pugilat, alors que 15 députés ont décidé de mener la fronde

 

Agressions verbales, moqueries et jeux de casseroles, líambiance était digne díun grand marché africain. Le président de líAssemblée nationale Cipriano Cassama a donc décidé de suspendre la session et de quitter líhémicycle. Une action qui nía pas été au goût de plusieurs parlementaires.

Les 14 députés du Parti de la rénovation sociale, le PRS, la première force politique dans líopposition, se sont alors joints aux 15 frondeurs du PAIGC au pouvoir, pour constituer une nouvelle majorité et pour suivre le travail. «On va continuer le travail», a expliqué Daniel Souleymane Embalo, membre du groupe parlementaire du PRS. Sans le président? "Il ne veut pas travailler. Il fait une préparation de coup díEtat contre les députés."

 


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Pour sauvegarder sa majorité au Parlement, le PAIGC a exigé et obtenu du bureau de líAssemblée nationale la levée du mandat des 15 frondeurs et le remplacement par le colistier. Une décision dont se réjouit Kalifa Seydi, leader du groupe parlementaire du PAIGC: "Cíest une décision émanant díun organe compétent de líAssemblée nationale populaire. Par conséquent, les quinze députés frondeurs ont perdu leur mandat."

Le Premier ministre Carlos Correia est maintenant sur une corde raide. Il nía plus droit à líéchec. Selon la Constitution, un deuxième échec est synonyme de dissolution du gouvernement. Et cela, son parti le PAIGC ne veut pas en entendre parler.


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