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Abus sexuels: Libreville ouvre une enquête contre ses Casques bleus

Début janvier, la Minusca a révélé de nouvelles accusations díabus sexuels commis à Bangui par des contingents gabonais, égyptien et marocain

 

La réponse des autorités gabonaises ne síest pas fait attendre. "Si ces accusations s'avèrent vraies, il y aura des sanctions parce que le Gabon est engagé dans les efforts de maintien de la paix, en prenant en compte les exigences des Nations unies pour ce qui est de la formation des militaires engagés, mais également du respect des droits de l'Homme, du respect de la personne (...) et le Gabon honorera tous ses engagements", a déclaré le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nzé.

 


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Le porte-parole du gouvernement gabonais à exhorter les Nations unies à attendre les conclusions de l'enquête, car «cela prendra du temps», a-t-il plaidé. Les victimes présumées de ces nouvelles allégations sont quatre fillettes soumises à des "abus sexuels et une exploitation sexuelle à Bangui par des soldats de trois pays participant à la Mission de l'ONU en RCA (Minusca)". En effet, les mécanismes díenquête au niveau de líONU prévoient que ce sont les pays contributeurs de troupes qui enquêtent et prennent éventuellement des sanctions contre leurs ressortissants.

Ces nouvelles accusations contre les soldats suscités viennent síajouter à la longue liste des pays contributeurs dont les troupes se sont rendues responsables díagressions sexuelles sur des mineurs en RCA. Il síagit notamment des soldats français de la Sangaris. Le chef de la Minusca a annoncé la création díune brigade conjointe police-force chargée díidentifier les fautifs. Selon Parfait Onanga-Anyanga, la principale mission de cette brigade sera de mener des enquêtes pour síassurer du comportement des troupes sous son commandement.


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