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Abus sexuels en RCA: Le Gabon ouvre une enquête

Marquant son indignation suite aux soupçons de viol sur mineures en Centrafrique, le ministère de la Défense a annoncé l’ouverture d’une enquête

 

Suite aux accusations de viol qui pèsent sur les soldats de trois pays membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Afrique centrale (Minusca) dont le Gabon, le ministre de la Défense a marqué son indignation. Dans un communiqué daté du 7 janvier dernier, Mathias Otounga Ossibadjouo a rappelé que, selon les règles de l’Onu, "c’est aux pays dont sont originaires les casques bleus qu’il revient d’enquêter et de sanctionner les soldats indélicats", soulignant que le commandement gabonais ne reconnaît pas ces accusations. N’empêche, il a décidé d’ouvrir une enquête prévôtale, "en vue d’établir les responsabilités et sanctionner, si les faits avérés, les coupables avec la plus grande rigueur".

Pour rappel, des soldats sont accusés d’avoir violé et exploité sexuellement quatre filles vivant dans un camp pour personnes déplacées en échangeant des fournitures contre des faveurs sexuelles. Ces faits ont été établis à la suite d’une enquête du Fonds des Nations-unies pour l’enfance (Unicef). Selon certains médias nationaux et internationaux, qui citent des sources onusiennes, ces soldats seraient originaires du Maroc, du Gabon et d’Egypte. Le ministère de la Défense nationale a soutenu qu’il appuie «toutes les initiatives de la Minusca visant à lutter contre tout comportement déviant (…) qui ternirait l’image des forces de défense gabonaises et l’honneur du Gabon».

 


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Le chef de la Minusca, pour sa part, a expliqué que des mesures vont être prises, notamment la création d’une unité de police et de l’armée. "Désormais nous mettrons en place une unité de police et de l’armée dont la responsabilité première sera de mener des enquêtes pour nous assurer du comportement de nos propres troupes. Nous voulons connaître les allers et venues de nos troupes. C’est inacceptable que des forces onusiennes soient impliquées dans ces crimes qui grandissent la misère d’une population qui est déplacée", a expliqué Parfait Onanga-Anyanga. "Notre détermination est sans faille et nous ferons tout pour aller au bout de cette affaire, pour déterminer les responsables et mettre en demeure les contingents et les pays dont les troupes seront responsables de ces forfaits", a assuré le responsable de la Minusca.


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