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Centrafrique: à quoi joue Noureddine Adam?

RFI

 

Les autorités de la transition líont déclaré ennemi public numéro 1, mais la capacité de nuisance de Noureddine Adam síest amoindrie. Sa proclamation díune République autonome dans le nord-est du pays nía quasiment été suivie díaucun effet sur le terrain. Et cette partition, comme sa promesse de perturber les élections, ont été ignorées ou rejetées par les autres mouvements issus de líex-Seleka.

Líimplosion de la mouvance en quatre groupes est díailleurs la conséquence de la tentative de reprise en main de la Seleka par Noureddine Adam en 2014. Aujourdíhui, il disposerait de moins de 300 hommes en armes. Son groupe, le FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), a également subi un sérieux revers face aux forces internationales à Sibut en octobre, alors que ses hommes descendaient vers Bangui.

Sanctions onusiennes

De source judiciaire centrafricaine, Noureddine Adam fait líobjet díune enquête après la découverte de cadavres derrière le camp de Roux il y a deux ans et pour les exactions présumées commises par un organe quíil dirigeait en 2013, le Cedad, sorte de police secrète du régime Seleka.

Depuis deux ans, Noureddine Adam est sous sanctions onusiennes pour son rôle dans les nombreuses exactions commises par l'ex-Seleka. Et beaucoup en Centrafrique et à líétranger souhaiteraient le voir assis un jour prochain dans le box de la Cour pénale internationale (CPI).

 


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Protection tchadienne

Depuis deux ans en tout cas, Idriss Déby a donné une base arrière au numéro 2 de l'ex-Seleka. C'est au Tchad que l'ancien chef de la rébellion s'était réfugié après la dissolution de la Seleka en 2013. Noureddine Adam possède d'ailleurs une maison familiale près de Ndjamena.

Pour certains, si le président tchadien protège l'actuel leader du FPRC, c'est pour éviter quíil ne crée des foyers de tensions à la frontière sud-est du Tchad, et notamment dans la région du Salamat. Le Tchad a donc intérêt à voir une Centrafrique stable.

Contacté mi-décembre par l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le président Déby a accepté de faciliter la tenue de négociations au Tchad. A la présidence tchadienne, on explique qu'Idriss Déby "était très remonté après les déclarations du chef rebelle concernant la partition de la RCA. Quand l'occasion s'est présentée de le faire changer d'avis, il n'a pas hésité."

D'autres soulignent que si Noureddine Adam a accepté de se rallier à la position d'Idriss Déby, cíest parce que le président tchadien lui aurait donné des garanties. Notamment de plaider sa cause devant les instances internationales.

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