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Centrafrique: Des leçons sous líarbre

A líécole Ouande du village de Linguiri (M'Brès) plus de 200 enfants sont confrontés à cette situation

 

Des décennies de violence politique dans le nord de la République centrafricaine ont causé des destructions de grande ampleur et des mouvements massifs de personnes déplacées. Le secteur de líéducation a lui aussi été fortement touché par une grave pénurie díenseignants et díinfrastructures scolaires adaptées. Selon les informations parvenues à líAgence Fides, des milliers díenfants fréquentent les leçons dans des édifices scolaires rudimentaires. Cíest à dire quíil níexiste pas de constructions solides en briques. Pour environ 200 élèves de líécole primaire Ouande du village de Linguiri, dans le nord-est du pays, les leçons ont lieu sous un grand arbre avec un écritoire de bois par groupe de cinq enfants. Au cours de la saison des pluies, de mai à octobre, les leçons en plein air síinterrompent et, du fait du manque díespace, les enfants doivent síalterner le matin et líaprès-midi.

 


© internal-displacement.org
Des enfants dans une école sans table bancs
Les leçons en plein air ont commencé suite à un incendie qui a détruit líécole. Il níy a ni eau, ni toilettes et, depuis des mois, la distribution des repas a elle aussi été interrompue. De nombreux élèves qui fréquentent les écoles de la zone ont été contraints à fuir leurs maisons du fait du conflit entre groupes rebelles et forces gouvernementales et vivent maintenant dans des habitations rudimentaires près du village. Selon líUNICEF, sur le territoire de la préfecture de M'Brès, où se trouve Linguiri, sont présents plus de 5.000 enfants appartenant à la tranche díâge concernée par líécole primaire ainsi que 19 écoles dont 10 construites avec des matériaux semi-périssables. Des 76 enseignants, 40 sont des parents díélèves ne disposant díaucun titre pour enseigner. Conformément à la moyenne fournie par les statistiques nationales, qui font état díun enseignant pour 94 élèves environ, líécole Ouande dispose de deux enseignants et díun stagiaire bénévole. Les agences díaide humanitaire ont contribué à la construction de quelques 800 écoles dans le nord-ouest du pays, deux tiers desquelles se trouvent dans la forêt et ont assuré une formation de base à quelques 2.000 parents.

 



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