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Projet de Constitution: la jeunesse aborde la question

Des jeunes organisés en une plateforme d'étude de la Constitution viennent de publier un mémorandum pour indiquer toutes leurs craintes concernant le texte constitutionnel

 

Le projet de Constitution prévoit de créer un Sénat, et réinstaure également le service militaire obligatoire. Et pour Boris Ganelin Danboy, le président de la plateforme de líUnion du non, cíest un fourre-tout constitutionnel : [i "Cíest une Constitution fourre-tout. On níarrive pas à se retrouver. Cíest une Constitution qui níest pas adaptée à la situation et à líégalité centrafricaine. Donc cíest bien beau de faire du copier-coller, oui, mais il faudrait attendre le moment opportun pour faire ça. Par exemple, le fait que tous les pays de la sous-région ont un Sénat : il faut forcément instaurer un Sénat en République centrafricaine. [Mais] ça a un poids. Ça a un coût financier alors que nous savons que la République centrafricaine est un pays économiquement très faible."]

Cette plateforme est composée de jeunes qui auraient souhaité des avancées sociétales, notamment dans le domaine de la sexualité, de líégalité homme-femme. Une Constitution, disent-ils, ne peut pas bâcler ce genre de sujet sans en discuter au préalable. Prince Eric Ngaibino, le secrétaire général : "Líhomosexualité par exemple. Cíest vrai, nous sommes dans un pays africain, mais les choses évoluent. Nous devons laisser les jeunes choisir leur sexualité. Ce sont des questions qui doivent être traitées en long et en large, avant de faire partie díune Constitution."

 


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Vigilance

La création díun Sénat avait déjà fait débat lors du vote au Parlement. Le rapporteur général du projet avait díailleurs voté contre, symboliquement à líépoque. Dans les faits, un non au référendum est très peu probable mais la jeunesse centrafricaine continuera à défendre ses propositions.


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