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Anicet Georges Dologuélé: "ce chronogramme ne respecte les prescriptions du code électoral"

Selon le président de l’Union pour résident de l’Union pour le Renouveau de Centrafrique la communauté internationale à mettre en place des moyens pour garantir la sécurité pendant la campagne

 

Au lendemain de la publication du chronogramme électoral, Anicet Georges Dologuélé président de l’Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA), et futur candidat aux élections se dit "assez satisfait"


L’Autorité Nationale des Élections (ANE) a rendu public en date du 09 novembre 2015 un nouveau chronogramme des élections après celui du 19 juin 2014. Le 13 et le 27 décembre sont retenus respectivement pour le référendum constitutionnel et le premier tour des élections législatives et présidentielle. En tant que candidat, comment appréciez-vous ce nouveau calendrier électoral?
Moi je pense que les dates qui sont indiquées sont assez souples en ce sens que fixer le premier tour au 27 décembre permettra à l’ANE de s’apprêter et les délais prévus par le Code Électoral seront respectés. En plus, cela permet de faire le premier tour avant la fin de l’année, ce que beaucoup de gens souhaitent. Moi j’en suis assez satisfait.

Le candidat Anicet Georges Dologuélé se dit satisfait alors que sur le terrain, l’insécurité est toujours grandissante. Dans ces conditions ne seriez-vous pas empêché en tant que candidat d'exercer librement de battre campagne comme il se doit?
Il faut qu’on soit clair: un candidat n’a aucun moyen d’assurer la sécurité, le gouvernement de transition n’a aucun moyen d’assurer la sécurité, c’est la communauté internationale avec les forces internationales qui assurent la sécurité. C’est la communauté internationale qui finance et organise les élections, si la communauté valide des dates, c’est-à-dire qu’elle doit mettre en place les moyens pour que la sécurité soit garantie pendant la campagne et pendant les élections. Sans cela elle court le risque de mettre la population en danger. Donc de dire il faut que la sécurité revienne absolument avant d’organiser les élections; (…). L’ANE annonce des dates, si la communauté internationale les valide, ça l’engage. Elle doit employer les moyens militaires nécessaires pour que les chefs de guerre, les chefs des bandits, c’est comme ça qu’il faut les appeler, qui agitent leurs hommes et empêchent la population de vivre normalement, soient arrêtés.

 


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Vous parlez des chefs de bandits, or il n’y a pas très longtemps la cheffe de l’État Catherine Samba-Panza accusait ceux des candidats aux élections ne disposant pas de moyens; de vouloir empêcher par le truchement de personnes sans scrupules à ce que les scrutins présidentiel et législatifs aient lieu. Vous assimilez ces bandits aux hommes politiques?
Je n’ai pas de preuves que des hommes politiques soient affiliés à ces bandits et qu’ils les poussent à agir pour empêcher les élections. Si elle l’a dit, elle a les moyens de l’État pour investiguer. Mais je pense que si c’est le cas, il faut que la justice s’occupe des personnes soupçonnées ceux-là.

A un mois et dix-sept jours des élections, le candidat Anicet Georges Dologuélé est-il prêt pour affronter aux côtés des autres candidats la bataille électorale?
Les élections étaient censées être organisés il y a plus d’un an et moi je suis candidat déclaré depuis 2013. Donc c’est irresponsable de ma part deux ans et demi après l’annonce de ma candidature de dire aujourd’hui que je ne suis pas prêt. Cela veut dire que je m’amuse avec mes compatriotes.

Donc vous êtes suffisamment prêt?
C’est un acte de responsabilité. C’est à moi de m’organiser pour être prêt.



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