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RCA: le dialogue n'évolue pas

Ce boycott porte un coup sévère aux tentatives pour remettre sur les rails le processus électoral

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a appelé à des pourparlers, qui ont débuté mardi, en partie pour discuter des élections prévues pour le 18 octobre, mais qui doivent être reportées pour des raisons techniques et de sécurité.

"Nous refusons catégoriquement ces réunions convoquées par un gouvernement qui est clanique, sectaire et incompétent", a affirmé Ahmat Nejad de l'Union pour la paix en République centrafricaine (UPC), une faction de la milice Séléka majoritairement musulmane.

De même, lors d'un événement organisé par la principale milice chrétienne, anti-Balaka, un responsable a également déclaré que sa formation, le Parti centrafricain pour l'unité et le développement (PCUD), ne participerait pas au dialogue en cours.

Les pourparlers visent à "restaurer le dialogue, les discussions et la recherche du consensus".

 


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Un obstacle de plus pour la transition.
Mais dans un communiqué publié le 14 octobre, les 10 groupes qui boycottent ce dialogue ont affirmé que ces discussions sont juste un autre exemple de fraude politique, tout comme le Forum de Bangui, allusion aux pourparlers qui ont précédé l'accord de paix de mai dernier.

La communauté internationale fait pression sur la Centrafrique pour organiser une élection visant à rétablir la gouvernance démocratique à la fin de cette année, malgré le chaos qui règne dans le pays.

La République centrafricaine est déchirée depuis 2013 par des conflits sanglants et les autorités de la transition ont du mal à désarmer les milices en dépit d'un accord de paix signé en mai. Une nouvelle flambée de violence dans la capitale Bangui le mois dernier, déclenchée par l'assassinat d'un jeune musulman dans le quartier P.K 5 a fait 77 morts et plus de 400 blessés.


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