Archive

Etats-Unis: Hillary Clinton domine le premier débat démocrate

Hillary Clinton a affiché mardi à Las Vegas calme et assurance face aux piques de ses rivaux sur ses volte-face, assumant pleinement son rôle de grande favorite

 

Habituée de ces rendez-vous -- elle a participé à plus d'une vingtaine de débats en 2008 lors de sa première tentative pour la Maison Blanche -- l'ex-secrétaire d'Etat, qui a su parfois faire rire, s'est présentée comme la meilleure chance de son camp face aux républicains lors de la présidentielle de 2016.

"La diplomatie níest pas la recherche de la solution parfaite, cíest trouver un équilibre entre différents risques", a lancé l'ancienne première dame des Etats-Unis, qui n'a jamais été véritablement mise en difficulté.

Au sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui mettait en avant le modèle de société des pays nordiques, elle a rétorqué: ďNous ne sommes pas le Danemark. J'adore le Danemark, nous sommes les Etats-Unis d'Amérique".

"Elle ne síest pas laissée démonter, personne nía réussi à la désarçonner", a résumé Timothy Hagle, professeur de sciences politiques à líuniversité de líIowa.

 


© AFP
Une femme, "un sacré changement".
Le débat, sur lequel planait l'ombre du vice-président Joe Biden qui hésite à se lancer dans la course, a été mené sur un rythme soutenu mais n'a pas donné lieu aux attaques personnelles qui avaient émaillé ceux du camp républicain.

Le milliardaire Donald Trump, qui a largement contribué à des records d'audience lors des deux premiers débats, a ironisé, en temps réel sur Twitter, sur ce débat "ennuyeux".

"Désolé, il n'y a aucune STAR sur scène ce soir!", a lancé le magnat de l'immobilier juste avant le début du débat, qui se déroulait dans un hôtel-casino situé à moins de 800 mètres de l'un de ses hôtels.

Pugnace, passionné, Bernie Sanders, 74 ans, véritable surprise de cette primaire, a dénoncé avec force les excès de Wall Street ou encore "un système de financement électoral corrompu qui affaiblit la démocratie américaine".

Appelant à ne pas laisser le pays aux mains d'une "poignée de milliardaires", le sénateur du Vermont a dénoncé, tout en évitant soigneusement les attaques individuelles, le manque de détermination de son camp sur ces thèmes.


Commentaire


Retour en haut