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RCA: les forces internationales combattent les ex-rebelles Séléka

Des échanges de tirs opposaient dimanche les forces internationales en Centrafrique à des ex-Séléka, au deuxième jour d'une opération militaire contre des positions rebelles dans la région de Sibut

 

Cíest à environ 180 kilomètres au nord de Bangui, que les opérations ont été menées selon une source militaire. "Des tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus dans la région de Sibut, où une opération des forces internationales contre des ex-Séléka a été lancée pour mettre ces derniers en déroute", a dit cette source à Bangui, précisant qu'il y avait eu des morts, sans toutefois pouvoir donner de bilan.

 


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Cíest à environ 180 kilomètres au nord de Bangui, que les opérations ont été menées .
L'opération menée par les soldats français de l'opération Sangaris et les forces de l'ONU visait, selon cette source, "à contraindre les ex-Séléka à regagner leur position vers Kaga Bandoro", à environ 200 km plus au nord. Les rebelles de Kaga Bandoro avaient quitté leur position le mois dernier, "affirmant vouloir descendre à Bangui". "Ils ont réussi à contourner le dispositif (de la force onusienne) et se sont rapprochés de Sibut ces derniers jours", a ajouté cette source. "Après avoir sommés en vain les ex-Séléka de regagner leur position, les forces internationales ont lancé un ultimatum qui est arrivé à expiration samedi. Ce qui a justifié l'opération qui est en cours", a dit la source.

Les forces internationales n'avaient pas confirmé officiellement l'opération dimanche matin. Plusieurs habitants joints à Sibut dimanche ont confirmé avoir entendu des "tirs nourris" dans les environs de la localité et un "déploiement inhabituel" de forces internationales dans la région. "On ne peut pas parler d'affrontement à Sibut pour l'instant. Tout se passe en dehors de la ville et on entend les tirs un peu plus loin", a expliqué à l'AFP Blaise Boïkandjia, un habitant. "Certains habitants de Sibut ont cherché refuge en brousse pour s'abriter des tirs, redoutant des affrontements dans le centre", a affirmé Hilaire Yagaza, un autre habitant de la ville.


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