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Samba Panza propose le "désarmement sans discrimination"

Dans une allocution diffusée par la radio nationale, Catherine Samba Panza, a qualifié de "tentative de prise de pouvoir par la force" les violences qui ont éclaté à Bangui

 

"Il s'agissait ni plus ni moins d'une tentative de prise de pouvoir par la force", a affirmé Cathérine Samba Panza, sans autre précision sur les auteurs d'une telle tentative, qui a précipité son retour de New-York où elle participait à l'Assemblée générale des Nations unies.

Après les violences qui ont fait au moins 36 morts et près de 30 000 déplacés dans la ville - placée sous couvre-feu -, la nuit du 29 au 30 septembre a été calme, selon des habitants. La grande majorité des barricades érigées par des groupes de manifestants depuis le week-end avaient disparu.

Dans son allocution, la présidente a également dénoncé "une manipulation savamment orchestrée d'une partie de la population" pour l'inciter "à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels (...) avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et certains pays amis".

 


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36 morts et près de 30 000 déplacés déjà.
Les manifestants qui tenaient les barricades réclamaient notamment la démission de Mme Samba Panza et le départ des Casques bleus et des soldats français de l'opération Sangaris déployés dans le pays pour le stabiliser après les massacres intercommunautaires de fin 2013 début 2014.

La présidente s'est également dite une nouvelle fois favorable au "désarmement sans discrimination" de tous les groupes armés] qui pullulent dans le pays, à un moment où les élections présidentielle et législatives prévues en octobre vont être une nouvelle fois reportées.


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