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Cathérine Samba Panza appelle au calme

La présidente centrafricaine a écourté son voyage aux Nations unies à New York et a appelé au calme, suite aux violences qui perdurent depuis trois jours dans le pays

 

"Je lance un appel au calme à vous mes compatriotes. Je vous demande de regagner vos domiciles. Je sais que quand je m'adresse à vous, vous m'écoutez", a affirmé la présidente dans un message en langue nationale sango diffusé mardi matin par la radio nationale.
Près de 40 personnes ont été tuées dans les récentes violences en Centrafrique, et au moins 27.400 autres ont été déplacées en quelques jours tandis que 500 détenus se sont échappés, s'est alarmé mardi l'ONU.

"Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

Selon des sources proches de la présidence, Mme Samba Panza, qui participait à New York à l'Assemblée générale des Nations unies, était attendue mardi en fin de journée à Bangui. "Je serai de retour dans quelques jours et nous verrons ensemble comment sortir de ces nouvelles violences", a-t-elle indiqué dans son message.

 


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Pour la troisième journée consécutive, la capitale centrafricaine était paralysée mardi par des barricades tenues par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente après les violences du week-end suivies de pillages dans plusieurs quartiers. Des tirs sporadiques ont encore émaillé la nuit de lundi à mardi et étaient toujours entendus dans la matinée après la levée de couvre-feu, à 06H00 (05H00 GMT).

Selon une source militaire jointe par l'AFP, ces tirs venaient des forces de sécurité qui tentaient de disperser des groupes de pillards qui ont vandalisé les locaux de plusieurs organisations humanitaires, évacués auparavant par le personnel pour des raisons de sécurité.
Selon le Haut-comissariat aux Réfugies de l'ONU, les violences ont déja fait 36 morts et quelque 27.400 éplacés. Médecins sans frontières (MSF) avait évoqué lundi 21 tués et "plus de 100 blessés", tandis que l'Unicef faisait état d'"une trentaine de tués".






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