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RCA: près de 40 morts et au moins 27 400 déplacés

Les chiffres de líONU sont alarmant, près de 500 détenus se sont échappés, 40 personnes ont perdu la vie dans les récentes violences en Centrafrique qui comptent déjà, 27 400 déplacées

 

Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers, a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève. Selon lui, au moins 27 400 personnes ont été déplacées depuis le 26 septembre 2015. Environ 10 000 d'entre elles se sont réfugiées dans le camp de l'aéroport M'Poko à Bangui, où se trouvaient déjà quelque 11 000 personnes.

Depuis le 26 septembre, au moins 37 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées, a par ailleurs indiqué un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. En outre, des propriétés privées, des bâtiments religieux et les bureaux d'organisations humanitaires internationales ont été pillés, a-t-il dit.

 


© AFP
Le nombre de déplacés augmentent au jour le jour.
La capitale centrafricaine était paralysée le 22 septembre pour la troisième journée consécutive par des barricades tenues par des groupes de manifestants qui bloquaient les principaux axes routiers après une nuit marquée par de nouveaux pillages, a-t-on appris de sources concordantes. Dans la soirée, 500 détenus de la prison centrale Ngaragba à Bangui se sont évadés, selon les Nations unies.

Un assassinat a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans. Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 a été l'épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka.


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