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Pour une relance la fédération centrafricaine de Handball

Le Président Didace Sabone présente son plan de bataille pour faire renaître la structure d’une longue période de léthargie

 

Comment fait-on pour devenir Président d’une fédération en Centrafrique? Quel est votre parcours?
Pour devenir Président d’une fédération sportive en Centrafrique, il faudrait d’abord être du milieu, être connu, connaître un peu la discipline et se tisser de relations, pour être par exemple, dirigeant d’un club de la discipline en question. Ensuite c’est de se porter candidat à une Assemblée élective d’une fédération quelconque. Moi, j’ai un parcours un peu atypique, j’ai été d’abord pratiquant de handball au lycée puis à l’université de Bangui. Quand je suis allé en France, j’ai continué à pratiquer ce sport à travers le championnat universitaire, où j’ai joué sous le maillot de Lille université club, puisque j’ai étudié à l’Université des sciences de Lille. Au pays, je suis banquier et j’ai pris un peu de distance avec le Handball, parce que la discipline était tombée à zéro. Avec un pincement au cœur, le 5 juillet 2003, lors d’une assemblée élective, j’ai été élu président de la Fédération centrafricaine de Handball à la demande des jeunes, avec un plan de reconstruction de cette discipline et des objectifs précis. Aujourd’hui j’en suis à mon second mandat qui s’achève en juin 2011.

 


© journaldebangui.com
Le Président Didace Sabone de la fédération centrafricaine de Handball
Pouvez-vous nous présenter la Fédération centrafricaine de handball?
La fédération centrafricaine de handball est une fédération parmi les fédérations sportives collectives qui ont été créées au lendemain de l’indépendance de Centrafrique (le 13 Août 1960). Au cours du premier trimestre de l’année 1961, les principales fédérations de sports collectifs qui ont été créées étaient le football, le handball et le basketball. Le Handball a été introduit en Centrafrique, par un professeur d’éducation physique sportif, M. Blanché, de nationalité française qui enseignait au Lycée Marie Jeanne Caron. La fédération de Handball porte bien ses cinquante ans, malheureusement dans ses palmarès, nous n’avons pas remporté de titre majeur. En Août 2010, le Handball centrafricain a enregistré un exploit au 17ème Coupe d’Afrique des Nations des juniors garçons en accédant au quart de final qui malheureusement a été éliminé par l’Egypte.

Quelles sont les ressources en votre possession au sein de cette fédération?
Pour le moment, nous avons treize (13) ligues sur dix sept (17) préfectures y compris la capitale Bangui. Nous avons une fédération composée de treize ligues dont la principale ligue de Bangui avec un total de quatorze (14) clubs.
S’agissant des principales ressources de la fédération, nous dépendons de l’aide de l’Etat pour les compétitions internationales et des sponsorings auprès des sociétés de la place. De fois, nous puisons dans nos propres poches pour le fonctionnement de la dite fédération.

Comment se portent les différents championnats que vous avez-sous votre direction?
Aujourd’hui, nous fonctionnons avec les moyens de bords. Notre politique est basée sur les pépinières de moins de 17 ans. Depuis huit (8) ans les championnats se déroulent sans interruption. Je pense que le dernier résultat que la Centrafrique a enregistré au niveau sous régional et continental témoigne du niveau du Handball centrafricain qui est en bonne progression.

 


© rca-handball.org
Est-ce que l’on peut dire que les différentes turbulences par lesquelles la fédération est passée sont loin derrière maintenant?
Non! Les menaces sont toujours là. Le problème financier; la pénalité de 12400 euro de la confédération africaine de handball pèse comme une épée de Damoclès sur la fédération centrafricaine de Handball; la dégradation très avancée des infrastructures, le problème des sponsors; le problème d’équipements; la formation des cadres et des joueurs sont autant de maux qui caractérisent les différentes turbulences nous passons.

Quels sont les objectifs de la fédération pour cette saison?
Entreprendre des négociations auprès du gouvernement pour que nous puissions payer notre pénalité qui s’élève à 12400 euro auprès de la confédération Africaine de Handball. Cette pénalité est due au non paiement de frais de participation à la CAN junior de Libreville au Gabon. Le ministre des sports, Aurélien Simplice Nzinga’s vient de confirmer que le gouvernement a donné son accord de principe au Conseil des ministres et que nous attendons la notification, en vue d’entreprendre une démarche auprès du Trésor public afin de faire un virement à la Confédération africaine. Autres objectifs, c’est notre participation au 2ème jeu de la CEN-SAD en octobre prochain à Ndjamena au Tchad; la seconde édition du Challenge-Tropic dont la date n’est pas encore fixée. Nous aimerions participer, mais à condition que ces pénalités soient payées. Nous allons organiser cette année le «Festi-Hand», 2ème édition qui va être consacrée au cinquantenaire de la création de la fédération de handball.

Est-ce que vous pensez que l’on fait tout pour que le Handball soit au même niveau que les autres sports en Centrafrique?
Nous nous sommes battus pour que le handball soit parmi les trois premières fédérations du pays. Je pense aujourd’hui, si on veut classer les fédérations dans l’ordre vous trouverez le Basketball, le Football et le Handball. La fédération de Handball est l’une des trois fédérations la plus dynamique du pays, malgré la crise financière et le problème des pénalités non réglées, le championnat et les compétitions sont réguliers.


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