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Bambari: la violence fait 40 000 déplacées

La flambée de violence qui a secoué pendant plusieurs jours la ville de Bambari a fait payer un lourd tribut à la population civile. Une dizaine de milliers de personnes ont été contraintes de fuir de

 

«La situation humanitaire à Bambari et dans ses environs reste préoccupante, dans un contexte politique et sécuritaire toujours fragile», a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, de retour de Bambari. «L'insécurité touche également les organisations humanitaires. Beaucoup d'entre elles ont dû suspendre leurs activités, avec de lourdes conséquences pour les populations.»

Alors qu'il intervenait aux côtés de la Croix-Rouge centrafricaine, le 20 août 2015, pour évacuer les blessés et les corps des personnes tuées à Bambari, le CICR a lui-même été la cible de violences. Après une suspension de quelques jours, le CICR a repris ses activités à Bambari. Il s'emploie à approvisionner en eau potable le nouveau site de la «Cotonnerie», qui abrite près de 6 000 personnes déplacées, et celui de la «Sangaris», qui en compte quelque 9 700. En appui aux activités de l'ONG Triangle, il a en outre temporairement assuré l'approvisionnement des points d'eau sur le site «Alternatif», où vivent désormais près de 3 600 personnes après l'arrivée de nouveaux déplacés, ainsi que dans les quartiers Adji et Bornou.

 


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Un exode qui entraîne des problèmes.
À Adji, le CICR a finalement repris à son compte l'approvisionnement quotidien.
Le CICR a également fourni de l'eau par camions-citernes à un millier de personnes déplacées qui ont trouvé refuge à huit kilomètres de Bambari. Il apporte par ailleurs un soutien (prêt de matériel, fourniture d'essence et appui logistique) à l'équipe locale de l'ONG Triangle en vue de remettre en état la station de production d'eau potable de la ville et d'assurer son fonctionnement. Depuis le 26 août 2015, le CICR a ainsi distribué au total 248 000 litres d'eau potable sur l'ensemble des sites susmentionnés.

Dans le domaine médical, les équipes du CICR ont procédé au transfert de deux blessés à l'hôpital de Bambari. Deux autres blessés ont été évacués par avion vers Bangui, où ils ont été pris en charge par une équipe chirurgicale du CICR.
«Le CICR appelle tous les groupes armés et tous les porteurs d'armes à épargner en toutes circonstances la population civile. Il demande aussi que le personnel humanitaire soit respecté et son travail facilité. Il en va de la vie de milliers de Centrafricains Ė à Bambari et dans ses environs Ė qui n'ont déjà que trop souffert des conséquences de la crise en cours», insiste Jean-François Sangsue.


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