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l'ex-Seleka s’impose à Bambari

Après la réunion de médiation du lundi 24 août 2015, à l'hôtel de ville relative aux affrontements du 20 août dans le Centre du pays, la présence de l'ex-Séléka s’accentue dans les rues

 

Quatre jours après les violences ayant causées 15 morts à Bambari, une réunion de médiation a eu lieu à l'hôtel de ville. Autour de la table, des ministres venus de Bangui, la Minusca, des leaders religieux, des chefs de l'ex-Séléka. Seul absent de cette rencontre, les représentants des anti-Balaka. Une absence n’empêchant pas qu’aujourd’hui, l’on constate qu’il n’y a plus de combats dans le Centre du pays, mais une présence accrue de l'ex-Séléka qui se fait de plus en plus importante dans les rues.

Dimanche 23 août 2015, Bambari était coupée en deux au niveau de la rivière Ouaka qui partage la ville. Les anti-balaka à l'ouest, les ex-Seleka à l'est. Suite aux affrontements, les anti-balaka ont déserté leurs positions. Désormais, l'Upc, la branche de l'ex-Seleka commandée par le général Ali Darass, contrôle les trois entrées de la ville. Des patrouilles continuent de circuler mais selon une source humanitaire, c'est bien l'Upc qui contrôle actuellement Bambari.

 


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Une présence qui ne semble pas toujours rassurer les populations.
En temps normal, la Minusca a une stratégie de synergie avec les groupes armés, mais du côté de l'Onu on le reconnait, la situation est complexe. Au sein des deux communautés, on reconnait que le contingent congolais de la Minusca a bien du mal à assurer seul la protection des civils. Cela s’explique par la dispersion des anti-Balaka, il est devenu difficile de dialoguer avec la milice chrétienne. Pour Diane Corner, représentante spéciale adjointe de l'Onu en Centrafrique, la situation est « plutôt stable » mais « très tendue » à Bambari. Elle invite les différents partis à « cesser le conflit, de reprendre le chemin de la paix et de s’impliquer dans le processus politique, dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration.»

D’après un humanitaire, cette présence de l'Upc ne rassure pas les populations qui ont fui la ville depuis ces derniers jours. Selon lui, ils sont des milliers à avoir fui en brousse ou à s'être massés vers les camps de la Minusca. Selon Jean-François Sangsue, le chef de délégation du Cicr pour la Centrafrique,« On se retrouve maintenant avec des poches de plusieurs centaines, voire quelques milliers de déplacés, qui sont en attente de nouvelle réponse humanitaire par rapport à leurs besoins essentiels». Il craint une nouvelle spirale de violences qui plongerait les réfugiés dans la tourmente. « Tout doit être entrepris pour que les civils, qui ont déjà subi tant de conséquences néfastes des affrontements et problèmes qu’a connu Bambari et la région depuis maintenant plus d’une année, ne retombent pas dans le même cycle de revanches et de violences.»




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